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 Les antibiotiques c'est devenu automatique! [Mathilde]

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WELCOME TO THE HELL
Sam Reed

MESSAGES : 63
ARRIVÉ : 19/10/2015


MessageSujet: Les antibiotiques c'est devenu automatique! [Mathilde] Ven 22 Jan 2016 - 16:09

Il y avait une forêt non loin d'Atlanta. Rester dans cette ville c'était signer son arrêt de mort. Autant se tirer une balle directement, c'était s'épargner bien des galères. Sam était seule et même si Atlanta représentait une manne au niveau des provisions, des munitions et autres, la zone était encore envahie par les rôdeurs. Du coup, la jeune femme avait préféré resté assez loin de la grande ville, se réfugiant dans la forêt voisine. Vivre en forêt n'était pas vraiment l'idéale, malgré ce que l'on pourrait croire.

Les cachettes n'étaient pas légions comme en montagnes et si on pouvait se camoufler rapidement et efficacement, on pouvait se faire encercler rapidement et la plupart des constructions étaient en bois. Par contre, on pouvait y trouver de la nourriture pour un peu que l'on sache où chercher. Grâce à son grand-père, Sam avait appris à reconnaître les baies, racines, champignons comestibles. Il y avait également le petit gibier. Un lièvre, des écureuils, des lapins, certains oiseaux...elle était chasseuse et pisteuse. La jeune alpiniste bénissait d'avoir bénéficié des connaissances des anciens de sa famille.

Sam avait décidé de s'installer dans la forêt pendant un petit moment. Si elle se permettait de rester au même endroit assez longtemps, c'était qu'elle ne pouvait pas se permettre de bouger dans l'immédiat. En effet, la survivante n'était pas seule, elle avait sympathisé avec un chien, une sorte de labrador croisé avec un rottweiler. C'était un sacré morceau mais malheureusement, celui-ci s'était blessé en pourchassant un petit animal. Sa patte avait été prise dans un piège à loups. Sam avait réussi à l'en dépêtrer mais l'animal avait été salement amocher et pour ne rien arranger, une infection s'était déclarée. Du coup, la jeune femme était partie à la recherche d'antibiotiques naturels où médicale pour essayer de le sauver.

Avec prudence, Sam s'était élancé à travers la forêt, attentive au moindre bruit suspect. Elle marchait depuis une bonne vingtaine de minutes quand elle entendit de l'agitation non loin d'elle. Des sons glauques et gutturaux accompagnés d'autres plus aiguës. Une respiration saccadée, de panique, pas de doute, c'était un être bien vivant qui avait sans doute des ennuis. Il restait suffisamment d'humanité en Sam pour aller aider si besoin ses confrères humains. Elle courut jusqu'à la voix et vi une femme pourchassée par quelques zombies. Ils n'étaient pas très nombreux, mais même à deux, en venir à bout serait difficile. Elle bandit son arc et décocha une première flèche qui passa à travers l'oeil d'un des mort-vivants.

"Hè! Par ici!!"


Hurla t-elle à la femme.
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WELCOME TO THE HELL
Mathilde Jenkins

MESSAGES : 50
ARRIVÉ : 01/01/2016


MessageSujet: Re: Les antibiotiques c'est devenu automatique! [Mathilde] Dim 24 Jan 2016 - 16:46

Après cette fuite précipitée, nous nous étions installés vers une station d'essence. On avait pris de quoi rouler pendant quelque temps. Malheureusement, le petit magasin avait été visité par plusieurs cadavres qui rendaient l'endroit inaccessible. On pouvait dire adieu à la nourriture, sauf si l'un d'entre nous avait pensé à se suicider. Mais personne ne s'était senti l'âme d'un Roméo ou d'une Juliette prêts à retrouver son harem dans une station d'essence. L'endroit n'était pas non plus aussi romantique qu'on pouvait le penser. Nous avions par la suite débattu et avions pensés qu'il serait plus prudent de se réfugier dans la forêt, endroit où il y aurait sûrement moins de ces cadavres ambulants.

Nous nous étions donc enfoncés dans un chemin de la forêt et y avions établit un petit campement. La plupart d'entre nous étaient encore effrayés par ce qu'il s'était passé à Atlanta. Les mots nous manquaient pour exprimer nos ressentiments. On tentait tous de se soutenir mutuellement. Si l'un de nous faillait, il pouvait entraîner les autres dans sa chute. Et ce n'était certainement pas le bon moment pour craquer. J'avais tenté de faire le psychologue, bien que ce ne soit pas entièrement mon métier, moi, je recevais les morts ou les victimes du quotidien : accident, viol, violences conjugales,... Je me devais de faire quelque chose, même minime pour ce groupe si... Fragile.

L'homme qui nous avait sauvés nous ordonna de venir avec lui pour s'entraîner à nous défendre. On ne pouvait omettre aucune objection, il en avait décidé ainsi. Lorsqu'il passa à mon tour, il me donna un couteau. Une arme à feu dans les mains d'une personne qui ne savait pas s'en servir risquait plus de lui être fatale pour elle-même que pour ses adversaires. C'est pourquoi il m'apprit à me servir d'un couteau, le lancer et attaquer avec.

Ce n'est que quelques jours plus tard que le groupe se rendit compte qu'il fallait peut-être aller chercher des ressources. Dans à peine, deux jours, nous serions sans rien, et encore, c'était généreux. Dans à peine, deux jours, nous serions sans rien, et encore, c'était généreux. J'étais parti avec ma collègue. On s'entendait bien et je lui faisais confiance, peut-être même plus qu'à mon propre groupe. Certes, nous avions pu tous nous échapper grâce à un homme qui était venu nous aider. Mais on ne se connaissait pas. Et qui sait si l'un d'entre nous n'allait pas se jeter sur l'un de nous pour je ne savais quelle raison. Le monde était devenu fou, à l'hôpital ça avait été la panique et les coups de feu... Même dans le camp, j'avais une vague idée de ce qui s'était passé. Tous ces gens... Tous les gens que j'avais croisés à l'hôpital ce jour-là étaient-ils tous morts ? Et ces enfants, ces vieillards ou même cette infirmière avaient-ils pu-nous imiter et s'enfuir ? Je n'en savais rien. J'avais peut-être tout simplement eu le cul bordé de nouilles ce jour-là.

Je soufflais, ma collègue m'entendit, m'adressant un regard compatissant, semblant comprendre mes pensées. Soudainement, elle s'immobilisa. Il y avait du bruit. Je prenais mon arme, le tenant bien fermement. J'étais prête pour en tuer un ou deux ! Et avec ma collègue, j'étais sûre de ne pas me fait mordre. Ou du moins de m'en sortir sans trop de blessures. Seulement ce n'était pas un ou deux cadavres qui venaient à nous. Mon sang ne fit qu'un tour. On ne pouvait pas s'en charger, surtout avec notre entraînement plus que récent. Je ne me sentais pas capable de m'occuper de la masse qui approchait.

« COURS !»

Tout comme moi, elle sentait sa vie mise en jeu et avait sûrement évalué les risques encourus. Sans demander notre reste, nous galopions tels des lapins pour se réfugier dans un quelconque terrier, pourvu que ces morts ne puissent y entrer également. Néanmoins, on ne trouvait rien qui puisse nous cacher. On décida d'un commun accord, entre deux souffles, de se séparer. L'une de nous allait au camp prévenir les autres, tandis que l'autre les éloignerait. Je décidais de les éloigner, j'étais bien plus appétissante qu'elle et je pensais être bien plus endurante.

Je regrettais très vite ma décision, je courrais sans vraiment savoir où j'allais. Mais avais-je seulement le temps d'y réfléchir ? Je n'avais éliminé qu'un de ces cadavres. Les autres étaient trop rassemblés en masse pour que je puisse le faire. De plus, j'avais l'impression qu'ils me rattrapaient, ou plutôt que mon corps ralentissait la cadence. Jusqu'à ce qu'une voix venue d'ailleurs vint à mon secours. Je regardais de tous les côtés. Lorsque je la vis, elle. Une femme. À ce moment précis elle ressemblait pour moi au petit Jésus, venant à mon secours! Je scrutais derrière moi, voyant le danger imminent. L'un de mes poursuivants sembla tomber à terre. Je n'avais pas le choix, c'était soit mourir de fatigue et me faire dévorer par mes fans pour ensuite devenir l'un d'entre eux ou soit rejoindre cette inconnue qui semblait être une des descendantes de Robin des bois. La seconde option étant celle qui m'offrait un plus grand pourcentage de survie, je m'y dirigeais. Alors que je commençais à me rapprocher d'elle, je lui demandais :

« Vous avez un endroit pour se réfugier ? Ou une grenade contre eux ? Parce qu'ils vont pas nous lâcher d'une semelle, ils sont très collants ! Un peu comme de la colle UHU si vous voyez le genre !»

Je me sentais soudainement désolée pour elle. C'est moi qui lui rapportais ces cadeaux empoisonnés, et je lui demandais en plus beaucoup. Peut-être qu'elle n'avait peut-être aucune idée de comment nous sortir de là.
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