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 "Bienvenue" n'est pas un mot qui appartient au passé || Romy & Louise

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WELCOME TO THE HELL
Louise O'Driscoll

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MessageSujet: "Bienvenue" n'est pas un mot qui appartient au passé || Romy & Louise Sam 2 Jan 2016 - 14:53

La Prison. Avec un P majuscule comme s’il s’agissait d’un lieu miraculeux mais moi, je ne pouvais m’empêcher d’y voir un trou à rats… bon certes, c’était pratique pour nous et il y avait longtemps que je n’avais pas ressenti le sentiment de ‘presque sécurité’ mais voilà…notre vie allait-elle se dérouler entre ces murs froids et ces barreaux ? C’était monstrueux et j’étais blasée à l’idée de me dire que j’allais grandir, évoluer et passer mes années de jeune adulte à craindre le monde extérieur. Ce qui comptait, pour l’heure, c’était d’avoir retrouvé papa… Avoir Jenna avec nous était également un avantage et je ne me sentais pas mal à l’aise dans le groupe qui se faisait de plus en plus important, à la Prison. J’essayais de m’investir, de parler aux gens même si certains se montraient encore froids et pas du tout enclins à la discussion.

La veille, j’avais été spectatrice de l’arrivée d’une nouvelle jeune femme, découverte par chance par la personne qui était chargée de la surveillance. Elle était visiblement évanouie, sans doute à bout de forces. Les hommes du groupe avaient rapidement passé les grilles pour porter la jeune femme, non sans oublier de chercher à savoir au préalable si elle n’avait pas été mordue. D’après les bribes de conversation parvenues jusqu’à mes oreilles, la jeune femme n’était pas un danger ou en danger. Il lui fallait simplement du temps pour récupérer et j’étais quasiment certaine qu’elle allait avoir droit à un interrogatoire bien ficelé pour savoir d’où elle venait et ce qu’elle faisait près de la prison. Elle était sans arme (puisque récupérées par les membres du groupe) et simplement allongée sur le lit d’une cellule.
Le matin du lendemain de son arrivée, je décidais d’aller la voir, sans rien demander à personne.  Avec un bol de soupe que j’avais fait réchauffer sur notre réchaud de camping récupéré par je-ne-savais-qui, je pénétrais donc simplement dans la cellule, tirant le tabouret qui était non loin du lit et m’installait près d’elle. Elle avait l’air de dormir ainsi, je demandais à voix très basse, pour ne pas la réveiller si elle était dans un sommeil profond : « Salut ? » J’espère simplement que la jeune femme ne m’agresse pas et ne prenne pas peur. Je devais avoir l’air d’un monstre avec mes cheveux attachés avec un bout de ficelle et mes yeux cernés mais tant pis….
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Romy J. Silverster

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MessageSujet: Re: "Bienvenue" n'est pas un mot qui appartient au passé || Romy & Louise Sam 2 Jan 2016 - 15:47

Bienvenue n’est pas un mot qui appartient au passé.

Louise O’Driscoll
&
Romy J. Silverster
Je m’étais réveillée quelques heures plus tôt, dans un état assez… Comateux. J’avais les idées embrouillées, la tête qui tournait un peu, et surtout, je ne savais pas du tout où je me trouvais. J’ai crus un instant que j’étais morte, enfin, mais je ressentais la douleur et la faim. Pas la soif en tout cas, pourtant cela faisait des jours que je n’avais pas avalée une seule goûte d’eau. Mais en sortant peu à peu de mon état de comateuse, je pus constater que quelqu’un avait prit l’initiative de me perfuser. J’avais regardée la poche, l’aiguille plantée dans mon bras et le tube qui les reliait pendant un bon bout de temps. J’avais l’impression que ça faisait une éternité que je n’en avais pas vus, alors qu’avant tout ce massacre, ces petits objets faisaient partis de mon quotidien. Encore un rappel du passé et une bonne claque en pleine figure. J’avais finis par tout arraché pour me débarrassée de ce malaise.

J’entendais des voix à travers ce qui ressemblait à une sorte de rideau et qui plongeait la pièce dans laquelle je me trouvais dans une espèce de semi obscurité. Il y avait l’air d’avoir du monde. Des vivants. Des survivants. Je m’étais levée, et avait légèrement soulevée le rideau, qui était en réalité une nappe pour regarder à l’extérieur. Dans la pièce à côté, il devait y avoir quatre personnes, peut être cinq de ce que je pouvais voir. J’entendais même un bébé pleurer. C’était… Impressionnant, émouvant, et pleins d’autres choses à la fois. Mais je ne connaissais pas tous ces gens, je ne savais pas dans quel but ils m’avaient portés secours et si leurs intentions étaient bonnes ou mauvaises. C’était plus fort que moi, il fallait que je me méfie. Je baissais le rideau avant que quelqu’un ne tourne la tête vers moi et m’aperçoit, puis je regardais autour de moi. La perfusion était accrochée à un cintre, ce qui pouvait me faire une arme potentielle. Je ne réfléchis pas plus longtemps et saisis la tige de métal avant de la tourner entre mes doigts pour en faire ressortir le côté tranchant. Je m’installais ensuite dans « mon » lit, face au mur et patientais.

Je n’attendis pas bien longtemps avant d’entendre quelqu’un entrer dans la pièce discrètement, ramenant avec elle une odeur de nourriture. Je sentis mon estomac se tendre de douleur et d’envie à cette odeur. Je mourrais de faim, et ça faisait des jours que je n’avais rien avalés. Mais je ne voulais pas me laisser amadouée par un peu de nourriture. Les yeux clos, je serrais le cintre tordu que j’avais caché sous mon oreiller. Puis j’entendis une voix, celle d’une jeune femme, qui devait avoir mon âge ou peut être un peu moins. Une voix douce, sensible et compatissante, oui. Une voix humaine, le genre de voix que je n’avais pas entendue depuis des semaines. Je relâchais le cintre, sans pouvoir me résoudre à faire du mal à la propriétaire de cette voix qui en plus, vu l’odeur, était venue me nourrir. Je me tournais doucement sur ma couchette en me redressant, l’air tout de même un peu méfiante. « Bonjour. » Ma voix était rauque, à cause de ma gorge sèche. La petite blonde qui se trouvait en face de moi portait un bol de soupe, mon regard se posa automatiquement dessus. Puis je me rappelais les bonnes manières et relevais mon regard vers son visage, qui ne devait guère être dans un meilleur état que le mien.

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Louise O'Driscoll

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MessageSujet: Re: "Bienvenue" n'est pas un mot qui appartient au passé || Romy & Louise Sam 2 Jan 2016 - 16:17

Je n’avais pas imaginé que la jeune femme réagisse aussi rapidement. Je la pensais endormie, surtout encore bien trop faible pour bouger ou même réagir aux bruits extérieurs. Je me souvenais de moi, à mon arrivée… Je ne fermais jamais l’œil de la nuit de peur de me faire bouffer pendant mon sommeil et de me réveiller pour avoir tout juste le temps de voir mes entrailles me sortir du corps… Vision d’horreur que j’étais seule à m’imposer, mais qui avait au moins l’avantage de me permettre d’être toujours sur mes gardes. Résultat des courses, je m’étais écroulée de sommeil à mon arrivée ici, sachant que papa n’était pas loin et qu’il veillerait sur moi le temps que je me repose un peu. Et cette jeune femme ? Qui veillait sur elle à l’instant présent pendant qu’elle se reposait et qu’elle se remettait de ses émotions ? J’imaginais qu’elle en avait vécu…sans doute avait-elle fait beaucoup de route, peut-être avait-elle perdu des proches ou un éventuel groupe de survivants ? Son état n’était pas étonnant et elle avait une chance incroyable d’être tombée sur la Prison, mais aussi d’être tombée dans les pommes. Je connaissais la méfiance des membres leaders du groupe et je savais que n’importe qui ne pouvait pas pénétrer aussi facilement dans notre forteresse… Qu’est-ce que j’étais chanceuse d’avoir retrouvé papa !
Je le voyais dans ses yeux, elle se méfiait et n’avait pas l’air au meilleur de sa forme, malgré tout. Je ne voulais pas lui faire peur et, sur le coup, je craignais de n’avoir fait une erreur en allant la voir sans demander l’avis de personne… encore moins celui de Rick, Daryl ou papa…. Merde !

La seule parole qui sortit de sa bouche fut un simple « Bonjour » et pour rattraper l’erreur que j’avais peut-être commise, je lui adressais un sourire, uniquement destiné à lui faire comprendre qu’elle ne devait sûrement pas se mettre à hurler, ni se jeter sur moi pour m’étrangler. A voix basse, je repris la parole après elle, tentant d’être polie et rassurante : « Je ne voulais pas te réveiller … Je n’arrivais plus à dormir malgré l’ordre de mon père de me reposer… Je me suis dit que tu aurais peut-être apprécié de profiter de ça. » Je lui tendis le bol, toujours incertaine et tentais une plaisanterie très mal placée, vu la situation : « Avec les petits légumes du potager…classe, non ? » Je ne savais pas si elle allait prendre le bol, si elle allait reculer instantanément ou enfin hurler, comme je m’y attendais. Les traits de son visage ne me laissaient pas croire qu’elle était méchante ou agressive, mais il fallait se méfier de tout… J’étais prête à lui poser des questions, à lui demander ce qu’elle faisait là, pourquoi elle était inconsciente et si elle était seule, ce qui n’était pas mon rôle, mais ma curiosité n’avait pas de limites. Sauf que l’oppresser était une mauvaise idée. Au lieu de ça, j’essayais, encore une fois, d’être cool : « Je m’appelle Louise… »
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Romy J. Silverster

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MessageSujet: Re: "Bienvenue" n'est pas un mot qui appartient au passé || Romy & Louise Lun 4 Jan 2016 - 12:46

Bienvenue n’est pas un mot qui appartient au passé.

Louise O’Driscoll
&
Romy J. Silverster
Depuis que tout avait commencé, depuis que cette apocalypse avait débutée, j’avais toujours été guide par la peur. Même quand j’étais avec ma famille, et que nous étions encore tous les cinq, j’étais constamment dirigée par la peur, tellement que je n’en dormais pratiquement plus. J’en étais arrivée à un point où j’étais fatiguée de tout, tellement fatiguée que quand mon mari s’est fait attaqué, je me suis enfuie comme une lâche pour sauver ma peau et que je n’avais même pas la force de le pleurer. Je me sentais abîmée, jusqu’au plus profond de mon âme. Mais à cet instant, devant cette jeune femme, avec le bruit de ce bébé qui pleurait en fond, la peur m’avait quittée. Je ne sentais plus ce nœuds qui me serrait constamment l’estomac jusqu’à m’en rendre malade, non. Une chaleur l’avait remplacée, un chaleur qui ressemblait fortement à de l’espoir. Je ne pensais pas que tomber sur un groupe de survivants et rencontrer l’un d’entre eux me ferait cet effet. Quand on a tout perdu, c’est très difficile de trouver le courage de se reconstruire.

En tout cas, cette jeune femme avait l’air vraiment gentille, et ça me donnait une assez bonne impression. J’espérais juste que toutes les personnes qui se trouvaient ici seraient comme elle ! Et elle me sourit même pour me faire comprendre que je pouvais lui faire confiance. Je me détendis un peu. De toute manière, je n’avais nulle part où aller, et s’ils voulaient me tuer… Et bien qu’ils le fassent, je n’avais rien à perdre de toute manière. « Je dormais pas. Enfin, plus depuis un petit bout de temps. » J’avais perdue l’habitude de discuter avec des gens, et je pense que ça devait se voir. Je ne voulais pas être froide dans mes paroles, mais… Je ne savais plus parler autrement que de cette manière. J’espérais que ça reviendrait bientôt, je ne voulais pas passer pour une associable.

Je regardais le bol de soupe qu’elle me tendait, sentant mon ventre gargouiller encore plus fort à cette vue. J’avais vraiment faim, énormément. Je ne pouvais pas passer à côté de ça. Je pris le bol dans mes mains, lui souriant au passage, même si ce sourire devait être assez fade. « Merci. » J’avalais une gorgée, savourant la chaleur, le goût et la sensation de bien être que ce repas me procurait. En tout cas, je ne tardais pas à avaler de longues gorgées, rien que pour sentir encore mon estomac se remplir, tellement que j’en devenais complètement impolie envers mon hôte. Je me stoppais au milieu de mon bol, lançant un regard d’excuse à la jeune blonde, qui s’était présentée et s’appelait en fait Louise. « Moi c’est Romy. »

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MessageSujet: Re: "Bienvenue" n'est pas un mot qui appartient au passé || Romy & Louise Lun 4 Jan 2016 - 14:25

C’était tout ou rien. Soit on acceptait sans sourciller les règles de la Prison, soit ce n’était pas le cas et on était très rapidement expédié et invité à repartir sur le chemin de la mort. La jeune femme avait survécu, quoiqu’elle ait vécu avant d’en arriver là et, de mon point de vue, elle méritait, comme tout un chacun, de bénéficier de la sécurité de la Prison. Il allait simplement falloir qu’elle n’aille pas à l’encontre des décisions et qu’elle prouve son appartenance au groupe qui se faisait de plus en plus soudé. J’avais ce sentiment, peut-être à tort… mais je ne devais ma place qu’aux efforts de papa…et peut-être aussi parce que je n’avais que 18ans ? Depuis son arrivée, je ne cessais de me demander pourquoi elle était seule. Était-elle à la recherche de personnes de sa famille  comme ça avait été mon cas ? Les avait-elle tous perdus ? Tant de questions qui me perturbaient l’esprit et me laissaient imaginer des tas de choses sur la nouvelle arrivante.

En l’entendant me dire qu’elle ne dormait pas, je hochais la tête, la tournant ensuite légèrement vers la seule issue de la cellule où s’élevaient des pleurs. Je ne savais pas si le fait qu’elle ne dormait pas était dû aux pleurs ou non, mais je lui fis un mouvement de tête vers l’endroit d’où s’élevaient les bruits avant de dire : « Tu verras, on s’y habitue… »
Je me demandais encore si nous en arriverions à une discussion ou si mon passage se résumait déjà qu’à un simple bol de soupe mais…. comment pouvait-il en être autrement ? La jeune femme s’était retrouvée à bout de force, inconsciente et elle se réveillait dans un environnement qu’elle n’avait jamais vu avec des personnes en qui elle n’avait aucune confiance. Personne ne pouvait lui en vouloir, j’avais beaucoup de compassion pour elle et je ne lâchais pas une seule parole lorsqu’elle profitait de la nourriture que je lui avais apportée. D’ailleurs, j’avais porté mon regard sur mes mains, tripotant maladroitement un petit bout de fil qui dépassait de mon gilet avant de reporter mon attention sur elle. Son regard d’excuse fut une surprise pour moi. C’était sans doute tout ce que j’aurais pu espérer si j’avais été dans le même cas…. Je faisais mon maximum pour garder un semblant d’humanité, privilégier l’entraide et pourquoi pas un peu d’espoir…
Romy. Elle s’appelait Romy et cet échange pouvait très facilement rester ainsi sauf que nous avions tous conscience de la situation : la survie, sauver sa peau, affronter la mort …
Avec un haussement d’épaules, je repris la parole, toujours le plus bas possible pour ne pas attirer l’attention des autres : « Je peux aller t’en chercher encore, si tu veux… » dis-je en montrant le bol de soupe d’un signe de tête puis, j’ajoutais : « Bienvenue en prison, Romy. Je ne suis pas sûre que ce soit le genre de choses que l’on a envie d’entendre mais… c’est un lieu assez sûr, dans la situation où nous sommes. »  Je haussais les épaules avec un petit sourire. Autant faire preuve d’un peu d’humour… au point où on en était. La prison n'était habituellement pas un lieu dans lequel on se souhaitait ainsi la bienvenue.  « Est-ce que….euh… est-ce que tu étais avec quelqu’un ? » J’avais l’impression de jouer les curieuses, d’être embêtante mais après tout rien ne l’empêchait de renvoyer mes questions… Peut-être en avait-elle aussi à me poser ?
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MessageSujet: Re: "Bienvenue" n'est pas un mot qui appartient au passé || Romy & Louise Lun 4 Jan 2016 - 16:36

Bienvenue n’est pas un mot qui appartient au passé.

Louise O’Driscoll
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Romy J. Silverster
Est-ce que la vie en communauté me manquait ? Oui, certainement. Ma vie d’avant me manquait, mes amis, ma famille. Même aller faire les courses dans le supermarché au coin de la rue me manquait. Mon quotidien, tel que je le connaissais avant me manquait. Il était peu être banal et ennuyant des fois, même triste, mais au moins, c’était une vie où je ne risquais pas de me faire tuer à chaque pas que je faisais. Visiblement, nous étions en sécurité ici, du moins beaucoup plus que dehors. Et même si c’était une prison, qui avait donc enfermée des criminels, c’était déjà mieux que rien, non ? En plus, ce n’était pas dit qu’ils soient encore là. Si Louise faisait partie de ce groupe de survivants, je doutais que des criminels aient le droit d’y entrer. J’étais d’ailleurs étonnée qu’ils m’aient sauvés et recueillis alors qu’ils ne savaient même pas qui j’étais. Après tout, je pouvais très bien être une tueuse en série sans que personne ne le sache. Les apparences sont parfois très trompeuses.

Je haussais les épaules à la remarque de la jolie blonde, qui devait certainement me parler des pleurs du bébé que nous pouvions entendre. « Les pleurs ne me dérangent pas. J’ai travaillée dans une maternité, alors je suis déjà habituée. » Enfin, je l’étais à l’époque. Et ça faisait un sacré bout de temps que je n’avais pas entendue les pleurs d’un nouveau né. C’était d’ailleurs réconfortant. J’espérais que ses parents me laisseraient m’en occuper, après tout, c’était mon métier, et j’étais certaine de n’avoir rien perdu. Ca me donnerait un semblant de normalité, de m’occuper des enfants. Quand mon bol de soupe fut complètement vide, je le posais sur mes genoux. Et à peine avais-je fais ce geste que Louise m’en proposa de nouveau. « Non merci, ça ira, ce serait vraiment pas raisonnable… » J’avais fais des études de médecine, et je savais que si je laissais ma faim me dominer après ne rien avoir mangée pendant des jours, j’allais tout rendre, et ce ne serait que du gâchis de nourriture. Autant éviter ce genre de problèmes, non ? Surtout que la nourriture ce faisait rare dans un monde comme celui-ci.

Bienvenue en prison. Même si j’avais bien finis par comprendre où nous nous trouvions, c’était quand même bien étrange de recevoir un accueil avec cette phrase. Cela m’arracha même un petit sourire. « Merci beaucoup, de m’avoir sauvée. » Je ne savais pas quoi dire d’autre, et même cette phrase, je la trouvais assez pitoyable et pas vraiment à la hauteur de ce que ces gens avaient fais pour moi. Mais sur le coup, je n’avais rien trouvée de mieux. Quand Louise posa sa question, je détournais tout de suite le regard en sentant mes larmes monter. Je n’avais pas pleurée depuis la mort de mon père et de ma sœur, même pas pour mon mari. Et me souvenir que je l’avais perdue lui aussi rendait la chose plus réel. En parler le rendait plus réel. « J’étais avec mon mari, mais… » Je ne pouvais pas continuée, par peur de me mettre à pleurer et de ne pas réussir à m’arrêter. Je ne voulais pas passer pour quelqu’un de faible, un poids mort, au milieu de ces gens. Je savais que ça ne me serait pas du tout bénéfique.

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