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 ROOM FOR TWO WANDERERS (pv Otis & Rooney)

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Rooney A. Grimes

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ARRIVÉ : 01/10/2015


MessageSujet: ROOM FOR TWO WANDERERS (pv Otis & Rooney) Mer 18 Nov 2015 - 13:19




ROOM FOR TWO WANDERERS
(Otis & Rooney)



Les jours et les nuits c’était maintenant du pareil au même pour la jeune rousse qui marchait sur le bord de la route, alors que la pluie s’abattait sur la petite région de la Géorgie. Depuis quelques jours, elle n’avait pas vu d’abris suffisamment sécuritaire pour qu’elle s’y abrite des rôdeurs la nuit et encore moins de la pluie. Elle était frigorifié et elle s’entait qu’elle allait d’un jour ou l’autre attraper une grippe ou pire, une pneumonie. Ce qui lui serait sûrement fatal vu ce monde qu’ils vivaient maintenant. Elle marchait droit devant elle, tentant de voir l’horizon qui se dessinait entre ses mèches de cheveux roux détrempé et l’eau qui perlait son visage. Ses vêtements étaient devenus insupportable et lourds sur le dos, la rendant plus lente. Si quelqu’un passait sur cette route, il serait certain qu’elle était un rôdeur.

Son sac à dos glissait de ses épaules à chaque pas qu’elle faisait, le remontant souvent. Rooney Grimes voyait la nuit arriver à nouveau, la crainte aussi par la même occasion. Elle était certaine de passer encore une autre nuit à l’extérieur, caché derrière un arbre. Mais alors qu’elle perdait tous espoirs, elle distingua au loin les formes d’un bâtiment. Son cœur se mit tout d’un coup à battre plus fort et dans un regain d’énergie elle se mit à marcher plus rapidement pour finalement voir qu’il s’agissait d’un motel un peu délabré. Elle s’en foutait un peu, tant qu’elle pouvait avoir un toit sur la tête le temps d’une nuit, c’était ce qui comptait pour elle.

Regardant partout autour d’elle à la recherche de danger et de rôdeur, elle constata que les lieux étaient pratiquement déserts, alors elle s’avança doucement vers le bâtiment, fouillant les quelques chambres qui se présentait à elle. La plupart avait les portes défoncées et les fenêtres brisées, enlevant toute sécurité suffisante pour elle. Seules choses qu’elle arriva à mettre la main dessus, fut des vieilles conserves vides et rouillées et des crottes de souris. Déçu, elle continua son chemin vers les chambres qui se trouvaient à l’autre extrémité du bâtiment. Mais alors qu’elle entrouvrit doucement la première porte, qui semblait à première vu être une chambre potable pour y rester, mais un rôdeur la fit sursauter et tomber sur les fesses en le voyant, reculant rapidement avec l’aide de ses mains, restant au sol. Le macchabée était rampant sur le sol de la chambre, tendant les bras pour l’attraper, s’agrippant rapidement à son jeans. Rooney remarqua rapidement qu’il ne s’agissait qu’un tronc, de ses jambes manquantes, essayant de ramper pour la mordre.

La jeune rousse tenta de s’en débarrasser en lui donnant des coups de pieds, mais c’était sans succès. Mais c’est alors qu’au même moment, un autre rôdeur sortit de la chambre derrière l’autre, mais cette fois-ci, il avait bien ses jambes et s’approcha d’elle dangereusement. La panique s’empara de Rooney, tentant encore plus de se dégager de l’autre pour se relever et se défendre contre son ami, mais rien à faire.




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Otis L. Harper

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MessageSujet: Re: ROOM FOR TWO WANDERERS (pv Otis & Rooney) Jeu 19 Nov 2015 - 15:29

Depuis quelques jours maintenant, une épaisse couche nuageuse stagnait au dessus de leurs têtes dans le ciel de géorgie. Il n’y avait plus que l’obscurité ainsi que la grisaille comme seuls compagnons de route. La chienne marchait à seulement quelques mètres de son maître. La truffe au ras du sol reniflant les moins odeurs en balançant joyeusement sa queue sous les trombes d’eau s’abattant sur le sol américain. Les gouttes d’eau ruisselantes sur son visage avaient tendance à lui rendre la vue floue lorsqu’elle glissait jusque dans ses yeux. Un grommellement s’échappant de ses lèvres laissant le revers de sa main essuyer ses yeux. A l’heure actuelle, Otis maudissait la mécanique de cette vieille elcamino. Les bougies de la chevrolet ayant décidées de rendre l’âme quelques kilomètres derrière lui. Il avait abandonner a contrecœur son véhicule jetant un vieux sac estampillée de l’US Army sur ses épaules. Ce soir, ils n’avaient plus d’abris pour la nuit et se retrouvaient sous cette pluie battante. L’une de ses mains profondément enfoncée dans la poche de son jean. Son autre main serrait fermement la bandoulière de son sac par-dessus son épaule. Dixie zigzaguait entre les débris au milieu de la route laissant entendre de légers couinements s’arrêtant net en relevant la tête vers son maître. Otis lui murmurait alors des paroles réconfortantes en s’accroupissant pour gratter avec tendresse la nuque de sa chienne. Il portait son attention autour de lui essayant de distinguer le moindre bruit trahissant la présence de rôdeur.

Qu’avait-elle sentie ? Dixie était habituée à un environnement humide lorsqu’elle suivait Otis au cœur des bayous. C’était elle qui ouvrait la voie sans inquiétude au beau milieu des marécages infestés d’alligators. Otis essayait d’apporter un peu de réconfort à sa chienne gémissant entre ses bras. Il était exactement comme Dixie. Où allaient-ils ? Auraient-ils suffisamment de provisions ? Dormiraient-ils à l’abri cette nuit ? Ils reprenaient la route depuis quelques secondes lorsque la chienne se mit a grogner doucement. Le vent couvrant ses petits bruits ne laissant alors que Otis aux côtés de Dixie capable de les percevoir. Il connaissait par cœur les réactions de sa chienne. Elle était entraînée. Elle était dressée pour communiquer avec son maître. Otis comprenait qu’ils n’étaient plus seuls dans les parages mais étaient-ils en danger ? S’agissait-il de rôdeurs ? Un survivant hostile ? Au loin il distinguait alors l’ombre de bâtiments. Un abri. Ils auraient un abri pour la nuit ! La main gratouillant le sommet du crâne de sa chienne. Ils continuaient alors leur chemin, Otis restant attentif aux moindres fait et gestes de Dixie. Les yeux scrutant aux alentours apercevant alors l’animal s’élancer en direction de ce qui ressemblait à un motel. Un juron s’échappant de ses lèvres saisissant alors la petite hache accrochée a sa ceinture.

Dixie s’était arrêtée à quelques mètres de l’entrée de la chambre grognant dans sa direction. Un bruit s’échappant des lèvres d’Otis pour lui ordonner de rester silencieuse. Une jeune femme était en prise avec un rôdeur et sans réfléchir Otis s’élançait à l’intérieur de la chambre. La lame de la hache se plantant avec violence dans le sommet du crâne du mordeur lâchant les chevilles de la jeune femme. Une de ses mains se refermant sur le col de l’autre macchabée s’approchant dangereusement pour l’envoyer valdinguer à l’extérieur de la chambre. La chienne restant a distance observant la scène de lutte entre son maître et son ennemi sous la pluie. Elle fini par s’élancer autour du mordeur attirant son attention sans aboyer ni grogner laissant l’opportunité à son maître de se pencher sur la benne d’un pick-up. La main se saisissant d’un tuyau en acier qu’il vint loger avec férocité dans la tempe du mordeur l’emmenant au sol en lui perforant une dernière fois le crâne. Otis se redressait au dessus du cadavre, sous la pluie entendant le tonnerre gronder à l’horizon. La respiration haletante, les gouttes ruisselantes de son visage se laissant tomber en direction du bitume. La jeune chienne s’approchait de son maître en couinant inquiète pour son état de santé. Les oreilles baissées ruisselante d’eau elle aussi. Un sourire en coin sur le visage caressant la tête du berger malinois avant de jeter une nouvelle fois son sac sur son épaule. Le chemise à carreaux sur son dos trempée dans un mélange de liquide cérébrale et d'eau de pluie. Un regard vers la jeune femme à l’intérieur de la chambre, un simple signe de la tête commençant alors a tourner les talons pour s’en aller.
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Rooney A. Grimes

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MessageSujet: Re: ROOM FOR TWO WANDERERS (pv Otis & Rooney) Jeu 19 Nov 2015 - 22:59




ROOM FOR TWO WANDERERS
(Otis & Rooney)



Rooney était sur le point de lâcher, commençant à perdre des forces alors que ses membres se mettaient à s'engourdir par le froid. Mais alors qu'elle ne s'y attendait pas, un homme surgit de nul part, s'en prenant aussitôt au rôdeur qui s'agrippait ses chevilles, lui donnant la chance de se lever et de contourner l'autre rôdeur pour entrer dans la chambre, se laissant à nouveau tomber au sol. Elle était si épuisée, qu'elle arrivait à peine à tenir sur ses jambes. La jeune rousse regardait l'homme s'en prendre sauvagement au deuxième macchabée, ce qui la fit faire un mouvement de recul à la vue de toute cette violence. Lorsqu'il en a eut finalement terminé, il ne s'éternisa pas, ramassant son sac qu'il avait sûrement laisser tombé à son arrivé et lui jeta un court regard. C'était comme s'il devait se trouver là et faire cette tâche, lui sauvant la vie.

Le coeur de la jeune rousse battait la chamade, posant doucement son regard sur le chien de son sauveur. Il était tout trempé, comme son maître et n'avaient sûrement pas avoir un toit sur la tête pour s'héberger eux aussi. Cette pensé lui fit mal au coeur. Se redressant avec peine en lâchant son sac à dos au sol, elle se mit à sa poursuite, combattant à nouveau la pluie qui la fit fermer à demi les yeux.

"Hey !" s'écria-t-elle en l'attrapant par le bras pour l'inciter à se retourner. "Vous pouvez pas rester dehors par ce temps tout les deux." ajouta-t-elle en le regardant, distinguant chacun de ses traits. Avec cette pluie et la noirceur qui tombait, elle n'arrivait pas à y voir grand chose.

Malheureusement, Rooney avait cette fâcheuse manie de faire confiance trop rapidement au gens qui l'entouraient, même pendant que le monde était en train de sombrer. C'était plus fort qu'elle, surtout si quelqu'un prenait la peine de l'aider et la sauver contre ses ravisseurs ou de simples rôdeurs. Elle se força alors un sourire, lâchant son bras pour reculer d'un pas, lui donnant un peu d'espace.

"Moi je ne quitte pas cette chambre tant que cette pluie n'aura pas cessé, vous devriez en faire autant." dit-elle en regardant le chien qui à ses yeux faisait pitié. "Pense à ton chien... il risque de tomber malade, et toi pareil..." n'attendant pas sa réponse, elle le regarda un dernier moment avant de retourner dans la chambre où les rôdeurs avaient sortit. Elle savait qu'elle était maintenant sécuritaire et en plus, c'était la seule qui avait une porte intacte et qui pouvait se verrouiller .




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Otis L. Harper

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MessageSujet: Re: ROOM FOR TWO WANDERERS (pv Otis & Rooney) Lun 23 Nov 2015 - 16:36

Il resserrait fermement sa main autour de la bandoulière de son sac miliaire par-dessus son épaule. L’eau de pluie battante sur le visage et le léger vent se promenant entre les cheveux. Au loin, il entendait l’orage qui grondait au dessus des arbres. Le pocs de ses énormes chaussures de chantier claquantes sur le béton lorsqu’elles rentraient en contact avec le sol après avoir traversées une flaque d’eau. A quelques mètres devant lui, Dixie avançait sereinement baissant une nouvelle fois. Le magnifique pelage de la chienne dégoulinait à présent de pluie. Dans son dos, Otis entendait la voix de la jeune femme. Elle posait sa main sur son bras, l’obligeant presque à faire volte face pour observer le visage de la rousse. Il restait impassible baissant simplement les yeux sur elle pour l’observer en l’écoutant. Otis penchait légèrement la tête sur la droite observent son visage. Une sensation de craquement s’emparant du côté gauche de sa nuque. Dans sa voix, il distinguait de la confiance. Le sudiste se contentait de la fixer silencieusement laissant le vent balayer son visage et la pluie battre sur ses vêtements.

Elle se retournait finalement s’éloignant à l’intérieur du bâtiment. Il posait ses yeux sur Dixie assise dans une flaque d’eau. Les oreilles de la chienne baissées plongeant son regard dans celui de son maître. Elle penchait sa tête dans le sens contraire de celui d’Otis approchant lentement de son maître. Sa tête se frottait contre la jambe de son pantalon complètement imbibée d’eau avant d’avancer lentement en direction de la jeune femme. Un sourire amusé se dessinait alors au coin des lèvres du brun observant la chienne accélérer vivement pour pénétrer à l’intérieur. Il agitait son épaule dans un petit geste et ajustait son sac sur celle-ci en direction du bâtiment. Elles avaient raison. Les conditions météorologiques ne cesseraient de s’aggraver avec les heures. Un toit serait l’idéale pour laisser cette chaotique nuit de survie derrière eux, ils pourraient même s’y reposer sereinement quelques heures. Otis entrait dans la chambre enjambant le corps du macchabée et laissait glisser son sac au sol. Ses yeux se posaient alors sur sa chienne qui longeait les murs à la recherche d’un endroit parfait pour s’installer.

Otis détournait finalement le regard vers la jeune femme approchant du corps complètement décomposé et sans vie au sol. Une simple enjambée posant délicatement sa main sur son avant bras. Il fixait alors ses yeux dans les siens lui faisant comprendre sans un seul mot qu’il s’occupait de cette chose. Les doigts se refermant sur a hachette plantée au sommet du crâne du mordeur définitivement décédé, il extirpait celle-ci avec calme et sérénité déposant alors celle-ci sur un petit meuble. Les doigts se refermant sur le col de celui qui autrefois était un être vivant. Il traînait sans difficulté la moitié de la carcasse à l’extérieur. Ses gestes étaient si précis et instinctif qu’il donnait l’impression de se débarrasser d’une carcasse de gibier. Otis restait de nouveau à l’extérieur quelques instant scrutant l’horizon. Le visage se relevant vers la pluie tombant des épais nuages gris. Il fermait les yeux passant une main dans ses cheveux alors que la pluie s’intensifiait. A présent, sa chemise était elle aussi complètement trempée. Il retournait alors à l’intérieur en quelques enjambées refermant la porte derrière lui. Otis traversait alors la chambre en quelques pas et déboutonnait sa chemise détrempée. Elle lui collait au corps alors qu’il retirait celle-ci tournant le dos à la jeune femme se retrouvant alors directement torse nu. Il observait Dixie allongée dans une sorte de petit placard sur un coussin complètement éventrée. La chienne était déjà endormie laissant entendre sa respiration semblable à des ronflements. Otis tournait toujours le dos à la jeune femme finissant d’ôter sa chemise laissant alors sa peau humide de travailleur en dire beaucoup sur sa personnalité. Il tournait simplement la tête sur le côté fixant rapidement et du coin de l’œil la jeune femme exprimant alors son remerciement d'un simple signe de tête.
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Rooney A. Grimes

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MessageSujet: Re: ROOM FOR TWO WANDERERS (pv Otis & Rooney) Mar 24 Nov 2015 - 14:35




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L’homme était si silencieux que ça lui donnait un air un peu mystérieux, mais n’arrivait pas à ne pas lui faire confiance. Après ce qu’il venait de faire pour elle, Rooney n’avait pas envie de le voir dehors par ce temps. L’invitant comme ça à partager cette chambre qui semblait être la seule de potable, elle lui offrait sa reconnaissance de l’avoir sauver des griffes de ces macchabées.
Alors qu’elle entrait dans la chambre, le chien en fit tout autant qu’elle, passant près d’elle lui donnant le temps de caresser sa tête humide et lui décrocher un léger sourire. Elle le regarda faire le tour de la pièce et finalement se trouver un coin où dormir : dans le placard.

Rooney en fit autant et fouilla chaque recoin, regardant un moment l’homme entrer à son tour et se débarrassant des corps. Elle ouvrit chaque tiroir et porte trouvant des couvertures, des oreillers et bien sûr cette fameuse bible qu’on pouvait  trouver dans chaque chambre. Elle la regarda un moment avant de la jeter dans une corbeille en métal pour aller rejoindre  les papiers qu’elle y mettait à mesure qu’elle en trouvait. C’était certain que ce n’était  pas très sécuritaire, mais ils avaient besoin de se réchauffer. Elle alla par la suite voir dans la petite salle de bain, rien à part la pole qui retenait le rideau de douche se trouvait maintenant au sol. Lorsqu’elle revint dans la chambre, son regard croisa celui de l’homme alors qu’il referma la porte derrière lui.

Ne se sentant pas suffisamment en sécurité, elle alla elle-même voir la porte, regardant la serrure et la barrant trois fois plutôt qu’une. Elle installa même une chaise contre la poignée pour être encore plus certaine de sa sécurité. Rooney ferma les rideaux, jetant un dernier coup d’œil à l’extérieur et recula de quelques pas tout en regardant la porte avant de se retourner et de voir l’homme enlever sa chemise. La jeune rousse sentit ses joues rougir par la gêne, baissant aussitôt la tête tout en ramassant son sac pour aller dans un coin de la chambre. Il n’avait pas tort, ils ne pouvaient pas rester avec leurs vêtements  trempés, ce qui pourrait les rendre rapidement malade.

Fouillant dans son sac, elle constata avec chance que son sweat-shirt était sec ainsi que tout le contenu de son sac à dos. Elle le sortit et enleva rapidement chacun de ses vêtements, les étalant sur les meubles pour les faire sécher et gardant que ses sous-vêtements noirs. Elle glissa doucement son sweat sur sa peau humide, fermant la fermeture éclair jusqu’en haut de sa poitrine. Elle flottait presque dedans tellement que le sweat était grand, lui arrivant presqu’aux genoux, mais au moins elle allait avoir plus chaud. Doucement, gardant le regard baissé, elle se retourna et alla s’installer dans le lit, montant les couvertures jusqu’à son cou.

«Comment s’appelle ton chien ?» demanda-t-elle, prenant un moment de silence. «Et est-ce que le maître a un nom aussi ?» ajoute-t-elle, cachant son sourire derrière sa manche de sweat trop grand, osant finalement un regard sur lui. «Moi c’est Rooney…»





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Otis L. Harper

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MessageSujet: Re: ROOM FOR TWO WANDERERS (pv Otis & Rooney) Mar 24 Nov 2015 - 18:15

Dans son dos, le brun entendait l’agitation de la jeune femme alors qu’il roulait en boule sa chemise. Otis essorait celle-ci dans un coin de la pièce, laissant d’innombrables filets d’eau se répandre sur la moquette miteuse à l’ange du mur. Un liquide rougeâtre se répandait alors sur la moquette qui l’absorbait en l’espace de quelques secondes dans une immonde tâche. Quelques instants plus tard, il laissait sa chemise humide sur le dossier d’une chaise observant sa chienne endormie dans le placard. Il détournait la tête quelques instants et observait la jeune femme lui tournant le dos. Le zip de la fermeture remontant jusqu’au niveau de son cou brisant alors le silence entre les deux survivants. Otis levait un sourcil alors que sur son visage se dessinait un sourire en coin. Elle avait compris qu’il était préférable de ne pas garder de vêtements trempés trop longtemps sur le dos. Alors qu’il posait à nouveau son regard sur sa chienne faisant d’infimes bruits dans son sommeil déjà profond, il entendait sa voix s’élever dans son dos. Elle ne devait très certainement pas avoir vu d’animaux vivant depuis de nombreux mois. Un léger sourire se dessinait au coin de ses lèvres alors qu’il posait un genou a terre fouillant à l’intérieur de son sac. Les doigts se refermant sur le tissu d’un pantalon propre et sec alors qu’elle lui demandait son tour a son nom. Il restait silencieux se contentant de défaire sa ceinture étendant son pantalon sur l’assise de la chaise quelques secondes plus tard. A présent en sous vêtement, il lui tournait le dos en enfilant un pantalon sec alors que la jeune rousse se présentait.

« Otis » répondait-il simplement en resserrant sa ceinture. Un fort accent du sud des Etats-Unis était perceptible dans sa voix alors qu’il déposait au sol son sac à proximité coin où s’était endormie Dixie. Il allongeait alors son sac au sol comme pour s’en servir d’un oreiller. Le brun tournait alors la tête vers la rousse grelottante sous sa couverture et son sweat a capuche. Il avait toujours cette boite d’allumette qu’il avait réussi a trouver quelques jours plus tôt et dont il se servait pour allumer ses cigares. La boite d’allumette qu’il faisait légèrement sautée dans la main en avançant vers la corbeille. Les yeux habitués à la pénombre, Otis distinguaient une bible dans la corbeille en ferraille pleine de papier et de journaux. Il laissait le bout de ses doigts caresser délicatement l’extrémité de la couverture en faux cuir avant de la prendre dans sa main. Son autre main déposait la boite d’allumette sur la table de chevet aux cotés du lit au moment où il s’y asseyait. Il n’avait pas vu ce livre depuis le début de l’épidémie. Un ouvrage religieux qu’il connaissait quasiment sur le bout des doigts après l’éducation typiquement américaine offerte par ses parents. Un sourire se dessinait sur son visage alors qu’il ouvrait l’ouvrage à un endroit précis. Les yeux parcourant lentement les lignes en murmurant doucement entre ses lèvres. Le sudiste marmonnait presque les mots qu’il lisait avant de refermer respectueusement l’ouvrage. Les doigts le laissant glisser dans la corbeille en tournant le visage vers la jeune femme. Il restait silencieux et laissait simplement un petit rictus s’échapper d’entre ses lèvres. Après tout, à l’heure d’aujourd’hui tous ces principes ne s’appliquait plus véritablement. Il craquait alors une allumette jetant celle-ci dans la corbeille après s’être mis a nouveau sur ses pieds au dessus. Elle s’enflammait lentement mais ne durerais pas. Il approchait alors d’un meuble tirant son tiroir. Un seul coup lui suffit à démonter le faux fond en contreplaqué de celui-ci. Après quelques gestes pour en obtenir plusieurs lamelles, il jetait la première dans le feu commençant à prendre lentement. Quelques gestes plus tard, il déplaçait celui-ci sous une trappe de ventilation.

Le brun restait silencieux mais il voyait clairement que la jeune femme n’était pas dans son élément. Elle ne semblait pas avoir compris que la fumée ne s’échapperait jamais de la pièce si elle n’était pas sous la ventilation. Il souriait même amusé en voyant qu’elle n’avait pas pensé à autre chose que l’élément pour déclencher le feu. Quelques minutes s’étaient écoulées depuis les questions de la jeune femme avant qu’il ne daigne lui adresser la parole une nouvelle fois. « Elle, c’est Dixie. » s’exprimait-il une nouvelle fois dans son accent sudiste. L’homme était toujours torse nue cherchant a tâtons dans son sac à dos avant de le remettre sans sa position initiale de coussin. Il tenait alors un cigare a moitié fumé entre ses doigts et déposait celui-ci entre ses dents. Alors qu’il se penchait au dessus des flammes pour allumer celui-ci, ses yeux se posaient sur la couverture de la bible se consumant lentement. Le bout du cigare s’allumait quelques secondes plus tard laissant la combustion s’insufflait à l’intérieur de ses poumons. Le cigare entre les dents il grommelait alors entre deux nuages de fumée grise « Tu vas où comme ça, Rooney ? Ca fait une trotte de puis le Canada. » Souriait-il en coin détournant alors le visage vers la jeune femme.
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Rooney A. Grimes

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MessageSujet: Re: ROOM FOR TWO WANDERERS (pv Otis & Rooney) Jeu 26 Nov 2015 - 12:21




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La jeune rousse regardait chacun des agissements de l’homme, alors qu’elle resserrait les couvertures autours de son corps pour tenter de se réchauffer, frottant le bout de son nez de l’une des manches de son sweat trop grand. Elle craignait d’avoir pris froid avec toute cette pluie qui l’avait mouillé et le vent, elle sentait son corps trembler et ça lui faisait un peu peur. Rooney ne put s’empêcher de sourire derrière sa manche lorsqu’elle entendit finalement la voix de l’homme qui avait finalement dit son prénom. Otis. Un nom qu’elle n’avait pas l’habitude d’entendre, surtout pour quelqu’un de son âge.

Elle le regardait aller et venir dans la pièce et prendre la bible qu’elle avait mise dans la corbeille pour en lire un passage. Elle l’entendait marmonner sans vraiment comprendre chacun de ses mots, mais elle voyait très bien qu’il n’avait pas eu la même éducation qu’elle. Elle ne croyait pas vraiment à ce Dieu et encore moins depuis que le monde n’est plus ce qu’il était. Elle fut contente de voir qu’il la remit dans la corbeille pour ensuite en mettre le feu, ajoutant un peu de carton dedans pour l’activer un peu plus. Ce feu n’allait pas durer longtemps, mais c’était le mieux qu’ils pouvaient s’offrir pour l’instant. Il alla par la suite s’installer au sol non loin, posant la tête sur son sac en guise d'oreiller, s’allumant un … cigare, ce qui la fit rire à nouveau. « Tu vas où comme ça, Rooney ? Ca fait une trotte depuis le Canada. » lui demanda-t-il entre les dents.

Elle était tournée vers lui, le regardant avec attention, retirant doucement sa main devant son visage et remontant un peu plus les couvertures.  « J-je ne vis plus au Canada depuis quelques années. » elle prit une pause. « Je suis à la recherche de ma famille… mais je ne garde pas trop espoir pour les retrouver vivant. Ça fait quand même un an toute cette merde… y a peu de chance. » Elle le regarda un long moment, réalisant qu'il avait déjà préparé un lit de fortune, avec comme oreiller son propre sac à dos. Le top confort quoi. Ce qui la fit arquer les sourcils et ajouter: « Tu devrais pas dormir sur le sol comme ça. Il y a suffisamment de place dans le lit sans qu’on se touche et ça va être sûrement plus confortable que la moquette. » C'était loin de là une invitation dans la subtilité pour se rapprocher, mais bien qu'elle pensait à son confort. Pourquoi la chienne aurait droit à un oreiller très confortable et lui à son stupide sac ?




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Otis L. Harper

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MessageSujet: Re: ROOM FOR TWO WANDERERS (pv Otis & Rooney) Jeu 10 Déc 2015 - 13:00


Le brun écoutait attentivement chacune de ses paroles. Ses yeux étaient rivés sur les flammes dansantes à l’intérieur de la corbeille d’où les craquements du petit feu s’échappaient. A la manière d’un célèbre cowboy de western, Otis jouait avec son cigare entre ses dents. Les mots de la jeune femme lui caressant doucement les tympans. Derrière sa barbe de plusieurs jours, un sourire se dessinait au coin de ses lèvres. Il ne saurait dire combien de survivant il avait croiser sur la route depuis le début de cette épidémie. Néanmoins, ils étaient tous animés par les mêmes idées traversant leurs esprits. Ils étaient convaincus que leurs proches étaient encore de ce monde. Il souriait amusé à chaque fois qu’il entendait l’espoir dans la bouche d’un survivant croisant sa route. Un petit rictus s’échappant de ses lèvres alors qu’il expirait la fumée grisâtre de ses poumons. Otis restait silencieux au dessus des flammes sentant la chaleur du feu se répandre lentement à l’intérieur de la pièce. Il avait l’air songeur jouant une nouvelle fois avec son cigare entre les dents. Le monde avait changé depuis le début de l’épidémie et chaque survivant avait perdu un morceau de sa vie. Aujourd’hui, pour Otis, il ne lui restait plus que sa chienne Dixie. La seule compagne dont il avait besoin pour survivre dans ce monde hostile.

Depuis le début de l’épidémie, Otis n’avait pas eu l’impression de devoir s’habituer à l’état actuel de la planète. Les gestes qu’il exécutait au quotidien lui semblaient si naturels depuis déjà si longtemps. Il lui arrivait, le soir venu, de poser ses yeux sur le sommeil profond de la chienne. C’est a ce moment qu’il commençait à réfléchir et prendre conscience qu’elle ne semblait absolument pas contrariée par ce nouveau mode de vie. Il ne savait plus aujourd’hui si Dixie s’était habituée à ce monde où si c’était le monde qui s’était acclimaté à Otis & Dixie. Une lueur lui apparaissait alors dans l’œil quand il revint finalement à lui. Il était toujours devant cette corbeille expirant une nouvelle fois la fumée du cigare de ses poumons. Otis ne disait toujours pas un mot alors qu’il déposait ses yeux sur la chienne endormie dans le placard. Ils étaient en sécurité pour la nuit et elle le comprenait parfaitement, pour la première fois depuis sa rencontre avec la canadienne. Le visage ainsi que le regard de l’américain devinrent moins dur.

Alors qu’il se relevait en laissant s’échapper une nouvelle volute de fumée, le brun souriait ouvertement à la jeune femme. Il prenait appuie sur le meuble dont il avait maltraité le tiroir pour créer son feu et croisait les bras sur sa poitrine. Toujours silencieux Otis tirait une nouvelle fois son cigare laissant ses yeux se perdre dans le vide quelques instant avant de laissait s’échapper un petit rictus de ses lèvres « Elle s’appelle Dixie » dit-il en laissant une nouvelle fois la fumée s’envolée en direction du conduit d’aération. Il s’avançait alors vers le lit et venait s’asseoir sur celui-ci. Le cul s’enfonçant dans le matelas et laissant le haut de son dos s’appuyer contre le mur. Il fixait le petit miroir sur le meuble en face du lit apercevant alors pour la première fois son reflet depuis si longtemps. Un sourire au coin des lèvres déposant son cigare dans le cendrier sur la table de chevet a coté du lit. Il penchait légèrement la tête en fixant son reflet « L’espoir c’est ce qui tue un homme, Rooney. L’espoir le consume de l’intérieur et le guide vers sa propre fin » soufflait-il en terminant sa phrase.

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MessageSujet: Re: ROOM FOR TWO WANDERERS (pv Otis & Rooney)


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