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 Blackbird [Linrielle]

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WELCOME TO THE HELL
Otis L. Harper

MESSAGES : 171
ARRIVÉ : 02/11/2015


MessageSujet: Blackbird [Linrielle] Ven 6 Nov 2015 - 15:34



BLACKBIRD



Lee Dewyze - Blackbird song ♫

Cette nuit-là, Lincoln avait déjà parcourus plusieurs dizaines de kilomètres, seul au guidon d’une vieille Harley réparée avec les moyens du bord dans une station service au bord de la route nationale. Une main tenant fermement la poignée d’accélérateur sur le guidon de l’américaine. Son autre main portant nonchalamment la dernière cigarette de ses réserves a ses lèvres. La capuche de son sweat se laissant battre paisiblement dans le vent de ses cinquante kilomètres par heure. L’espace de quelques secondes, le moteur de l’américaine rompant le silence de mort dans ses doux ronronnements félins. L’imposante mais gracieuse américaine se mouvant avec simplicité et sensualité pour éviter les obstacles en travers de la route. Le seul phare à l’avant de la calandre éclairant sur plusieurs mètres la silencieuse obscurité. Un rugissement déchirant l’air au changement de rapport, la bécane s’élançant gracieusement dans un bond.

Ces évènements tragiques… Les images ne cessant d’apparaître devant ses yeux à chaque fois qu’ils ne se ferment. Ces horribles sons s’emparant de son esprit dès que le silence s’installe au dessus de sa tête. La désagréable sensation d’un liquide chaud lui coulant sur les mains lorsque son esprit se met a divagué. A présent, depuis ces insupportables minutes, il errait sans but prenant des directions aléatoires. Il n’était plus qu’une âme en peine essayant de trouver sa rédemption dans la survie. Les instincts primaires reprenant le dessus sur ses émotions et son humanité. Un motard solitaire arpentant les routes dévastées de cette monstrueuse épidémie. A l’intérieur de sa cage thoracique, le blond ne sentait plus son cœur battre. Il ne ressentait ni tristesse, ni colère et encore moins amertume. Les émotions avaient tout simplement disparu dans ce coup de hache. Dissipées tel les gouttes de sang lui giclant sur le visage. La cigarette se consumant lentement entre ses lèvres observant l’horizon obscur s’éclaircir à la lumière du phare. Son errance aléatoire cherchant la rédemption dans ses actes de barbaries sur les rôdeurs croisant son chemin. L’œil ne se fermant que pour se reposer quelques heures par nuit. Ces courtes nuits agitées par des cauchemars sans fin d’une extrême violence. Ces scènes que son esprit ne cessait de se repasser inlassablement en tête dans une extrême colère. La sueur dégoulinant le long de son dos lorsqu’il ouvrait grand les yeux dans un sursaut. A travers cet enfer de morts vivants, il n’y avait plus grand-chose permettant à un homme de ne pas sombrer dans la folie.

Elle était une nouvelle fois dans son champ de vision apparaissant au beau milieu de la chaussée. Cette crinière rousse flamboyante se reflétant a l’approche de son phare. Cette coupe de cheveux qu’il reconnaîtrait parmi des millions. Ces longues boucles rousses s’abattant sur ses épaules frêles et squelettiques. Elle était fatiguée par ces mois de lutte contre ces rôdeurs. Le pas lent s’avançant faiblement vers la lumière à son approche. Une main presque décharnée se tendant vers celle-ci alors qu’il décalait le deux roues de plusieurs mètres. La cigarette entre ses lèvres. La main tendue vers la sienne effleurant le bout de ses doigts disparaissant dans l’obscurité soudaine. Le poing remontant vers ses lèvres pour embrasser son index laissant sa bécane ralentir à l’approche d’une gigantesque grille. Le pied se posant à terre laissant le son du moteur disparaître dans le silence observant l’imposante porte se dressant devant lui. Une prison.

La moto sur sa béquille remettant un peu mieux sa veste en cuir sur son dos. Les deux pieds au sol se redressant de toute sa taille enjambant la bête d’acier. Les mains s’enfonçant profondément dans ses poches pour en sortir un briquet allumant le bout de sa cigarette. La flamme du briquet éclairant son visage dans l’obscurité. Un visage bien différent depuis de nombreuses semaines. Une épaisse barbe blonde s’étant alors dessinée sur l’intégralité de sa mâchoire. Les cernes creusant ses yeux lui donnant alors un aspect squelettique, presque semblable a la grande faucheuse éclairée par cette pleine lune. Il observait silencieusement cette prison à la recherche du moindre signe de vie derrière ces faibles lumières visible à l’intérieur des blocks cellulaires. Une profonde expiration laissant s’expulser un nuage de fumée au dessus de sa tête. Les mains dans les poches à côté de sa bécane

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Arielle Campbell

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ARRIVÉ : 09/10/2015


MessageSujet: Re: Blackbird [Linrielle] Ven 6 Nov 2015 - 17:09







Blackbird
ft. Lincoln J. Knowles


(c) Nyyx | Never Utopia
Un rire, une cri, la joie et la peine. Tout se mélange dans mon esprit. Tout se change et se mélange en mon esprit.  JE me vois chez moi, je sens sous mes pieds la moquette douce et délicate de ma chambre d'enfant. Les murs peint de rose, les peluches et les photos qui laissent entrevoir des morceaux de ma vie. Je me revois enfant courir dans les rues, ou sur mon vélo, je me revois adolescente dans mon uniforme de pom pom girl, avec mes amies, à des fêtes ou tout simplement à la piscine. Je me vois gradué , je me vois à Atlanta, je me vois avec ma famille. Une des photos qui m'est le plus cher au monde, une des seules photos, pour ne pas dire la seule que j'ai conservé durant tout ces mots. La seule que j'ai emportée avec moi pour toujours garder en mémoire la douceur du sourire de ma mère, les yeux pétillants de mon père, les rires en échos de mes sœurs et leurs taches de rousseur.
Pourquoi suis je ici ? Pourquoi suis je dans cette chambre que j'ai quitté, il y a des mois de cela, dans une maison qui a sûrement connu le pillage et affres des mois sans présence humaine pour l'entretenir.
Un brut, léger se fait entendre au pallier, un craquement, un grincement furtif sur le plancher. Quelqu'un est là ? Un mort ? Un vivant ? JE cherche ma faucille, mais ne la trouve nul part, pas plus que mes autres armes. Je suis en pyjama, vêtue d'une longue robe de nuit couleur feuille que j'aimais particulièrement. Quel est cette histoire ? Qu'est ce qui se passe ici ?
Ouvrant doucement la porte de ma chambre, je jette un œil, furtif, discret, inquiet sur le pallier. Mais rien ne s'y trouve, simplement l'obscurité. Pourtant je reconnais la maison, les plantes vertes, les cadres accrochés au mur. Est ce une mauvaise blague ? Un pas. Un second. La fraîcheur de plancher me fait frissonner. Peut on frissonner dans un rêve ? Ou ce monde de mort était il le rêve ? Je ne sais pas. Je ne sais plus.
Ma main se pose délicatement sur la poignet d'une porte, je l’entrouvre doucement, lentement, cherchant à ne pas me faire entendre, à ne pas me faire surprendre. La lune éclaire généreusement la pièce, une chambre d'enfant, une chambre magnifiquement décorée de fées et de lutins, d'ours et de jouet. Lovés dans leur lits, deux petites filles dorment à point fermé. Un sourire s'empare de mon visage, une envie de rire, une envie de pleurer.
Je pénètre dans les lieux et observe. Elles sont là toutes les deux, tel des anges endormis, ne faisant aucun bruit, ne disant pas un mot. Elles dorment tout simplement. L'envie me prend de vérifier chaque chambre, de m'assurer de leur santé, de leur vie. JE ne marche plus, je cours, simplement, bêtement, je passe de chambre en chambre, vérifiant qu'elles sont là, qu'elles dorment paisiblement dans leur lit et finalement vais jusqu'à la chambre de mes parents ou je trouve mes parents enlacé. Un rêve, un mauvais rêve. J'ai envie de rire. Comment ais je pu tant rêver ? Pourquoi des choses si horribles ? Cela n’a pas de sens.
Soupirant de soulagement, je me sens assoiffée, éreintée, fourbue par tant de crainte. Une à une, je descend les marches de l'escalier, rejoignant notre salon, soulagée de voir que notre maison est toujours là, qu'elle à survécu à cette apocalypse imaginaire que mon rêve m'a fait vivre.
La cuisine se profile face à moi et alors que j'ouvre le réfrigérateur, j'entend un bruit derrière moi, un bruit étrange, soudain, inquiétant, comme si il était tout droit sorti de mon imaginaire. Frissonnant, tressaillant, je me retourne, inquiète de ce que je pourrait trouver le spectacle est au rendez vous.
Dans une lumière glauque j'entraperçois ma famille au complet. Mes parents debout dans le fond, le visage émacié, durci par la mort, les dents jaunis. La gorge de ma mère à disparue et mon père semble couvert de sang. Au premier plan mes cinq sœurs, mortes, dans différents états de décomposition, Félicia au ventre ouvert, aux organes pendants.. Ils s'avancent vers moi, grognant, gémissant et je n'entend dans ces râles infernaux que des reproches. Pourquoi les avoir abandonnés, pourquoi les avoir laissés mourir, moi qui avait promis de les protéger. Rapidement, leurs mains me saisirent. Je les sentais fourailler, arracher ma peau, ma chair, dévorer mon corps et j'avais beau hurler, pleurer, supplier, rien n'y fit.
Un cri plus puissant qu'un autre fini par me réveiller, en sueur comme la première fois, mais je n'étais pa s chez moi. Ou du moins, pas tout à fait. Face à moi des barreaux, un couloir sombre, une odeur affreuse. Je suis dans ma cellule, cette cellule qui nous est dédiée à Félicia un moi. Un regard rapide à la couche du dessus, me laisse comprendre qu'elle va parfaitement bien, que ce monde est le vrai, la réalité.
Culpabilité ? Oui j'en éprouve peut etre plus que n'importe qui dans cette prison. Ils veulent jouer à qui à le plus ? Qui à l'histoire la plus affreuse ? Je gagne à coup sur, j'ai eu bien plus de pertes qu'eux, bien plus de douleur sans avoir le droit de m’effondrer, de me laisser mourir dans ma merde et mon désespoir. Mais ce soir, s'en est trop. Trop de douleur, trop de peine. Ce rêve à réveiller une blessure qui  était elle même posée sur plusieurs blessures.
Je quitte ainsi ma cellule aussi rapidement que possible, trottine dans le couloir du  block, rejoint la porte extérieur et finalement me laisse aller, là ou personne ne m'entendra, là ou personne ne me verra pleurer, là ou personne n’entendra mes sanglots, ma voix briser, ma respiration saccadée.
J'avance doucement dans la nuit, je sais que je suis à l'abri dans l'enceinte de cette prison, qu'aucun bras décharné ne viendra à me saisir, à me tirer vers les ombres et pourtant mon regard est attirer par quelque chose face à la porte. Un homme à contre jour dans la lumière d'un phare. On est pas censé avoir une personne dans les tours ? Une personne qui surveille jour et nuit au cas ou une personne comme ce gouverneur dont nous parle les autres attaquerait ? Personne ne semble réagir, personne ne fait rien et finalement, je m'avance, lentement, avec curiosité, une arme récupérée sur un des tableaux d'arme à feu en cas d'attaque et j'avance. Encore et encore, observant cet homme, cherchant à savoir ce qu'il veut, qui il est et finalement, à quelques pas de lui, je reste médusée, stupéfaite. Son visage m'est connu, ses yeux, la forme de ses joues, ces bijoux sur ces doigts...

« Lincoln ? Lincoln est ce que c'est toi ? »

Un pas de plus, je le vois plus nettement, plus précisément et au final, je pose ma main sur la grille, passant mes doigts au travers, cherchant à le toucher, à me rassurer sur le fait qu'il est bien là, que ce n'est pas un mirage du passé de plus.

« Qu'est ce que tu fait là ? Ou es ta famille ? »

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Otis L. Harper

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MessageSujet: Re: Blackbird [Linrielle] Ven 6 Nov 2015 - 19:00



BLACKBIRD



Lee Dewyze - Blackbird song ♫

La combustion du tabac au sein de la cigarette s’insufflait lentement à l’intérieur de ses poumons. Des yeux cernés parcourant le périmètre de sécurité autour de la prison. Ce lieu d’enfermement où l’on vous prive de vos libertés individuelles. La case maudite sur le plateau du jeu de la vie. Ces murs qu’il eu la chance de ne jamais voir de l’intérieur lorsque la civilisation et l’humanité étaient toujours debout. Un nouveau nuage de fumée grisonnante s’extirpant avec lenteur de la profondeur de ses poumons. Un léger sourire se dessinant au coin de ses lèvres. Il comprit qu’un édifice empêchant l’évasion était aussi un édifice empêchant l’intrusion. Les mains s’enfonçant plus profondément dans les poches de son jean laissant la cigarette entre ses lèvres. Les yeux scrutant les aménagements à l’intérieur de l’enceinte de la prison. Une ombre vacillante descendant avec lenteur la pente. Immobile fixant alors celle-ci s’approcher avec prudence. Le canon de l’arme scintillant dans le reflet de la lune. Une voix s’élevant. Une douce voix féminine qu’il avait déjà entendue par le passé. Lincoln. Oui, c’était son prénom. Le léger son métallique de la grille lorsque sa main entrât en contact avec celle-ci, ses longs doigts fin s’agitant dans le vide caressant le contour de son visage a distance. Immobile. Impassible. Silencieux. Lincoln ne réagissait pas restant droit dans ses chaussures. Les mains dans ses poches inhalant une nouvelle et longue fois sur la cigarette au coin de sa bouche. La Harley éclairant son dos répandant par la même occasion son ombre jusqu’aux pieds de la jeune femme. Il reconnaissait son visage et ses grands yeux bleus malgré le temps qui s’était écoulé depuis la dernière fois. Ses yeux s’attardant sur les cheveux roux de la jeune femme, Lincoln restait impassible observant la jeune femme. Il lisait différentes expressions sur son visage et dans ses yeux. Que fait-il ici ? Où est sa famille ? Lincoln se posait exactement ces questions au moment où les mots sortirent de la bouche de la jeune femme derrière le grillage.

Sa famille… Il fermait les yeux quelques instant pour apercevoir le cadavre de son ex-femme. Les cheveux roux se collant au parquet du gymnase dans une flaque séchée de son propre sang. Un jeune rôdeur se faisant un véritable festin de son abdomen. Son propre fils déchiquetant les organes vitaux de sa mère décédée pour se nourrir. Les mains recouvertes de sang se retournant vers son père laissant glisser au sol un énorme morceau d’intestin ou de chair. Les yeux livides de cette créature n’étant plus son fils se plongeant dans le regard de son paternel. Le doute s’installant quelques instant dans son esprit. Lincoln ouvrait a nouveau les yeux fixant impassiblement la jeune femme. Il ne disait un seul mot se contentant de rester immobile en la fixant. Ces images refusant à présent de quitter son esprit. La combustion au bout de sa cigarette éclairant un peu son visage impassible. La fumée s’échappant par ses narines en fermant une nouvelle fois les yeux. Il envoyait ce coup de hache fatidique brisant avec violence la boite crânienne de son fils. Son corps frêle et fatigué par la cavale s’écroulant sur lui-même. Les bras de son père se serrant autour du cadavre avant que son fils n’atteigne le sol. Les larmes lui coulaient sur les joues sentant le sang de son fils se répandre sur ses mains. Il implorait son pardon évacuant ses dernières émotions en s’écroulant sur le sol. Il ouvrait a nouveau les yeux s’approchant du grillage d’une démarche lente. La fumée de la cigarette s’envolant dans son sillage venant poser ses mains sur le grillage. Lincoln détournait le regard vers l’une de ses mains abîmée et recouverte de sang séchée. Il n’y avait aucun son, aucune parole s’émanant de ses lèvres. Les yeux perdus sur ses mains. Il sentait un liquide chaud et invisible sur ses mains. La consistance du sang frais collant ses doigts agrippant alors le grillage en écartant ceux-ci. Un murmure a peine audible finissant par s’échapper de sa voix enrouée d’être depuis si longtemps seul et silencieux. « J’avais pas le choix… J’avais pas le choix… » La cigarette entre les doigts baissant le front sur le grillage en murmurant dans un murmure les questions de la douce Arielle. Il relevait la tête plongeant ses yeux impassibles dans les siens laissant entendre doucement dans une voix complètement enrouée d’être rester si longtemps silencieux « Johanna… Abel… » Il fermait les yeux comme pour se rappeler de quelque chose d’important lors d’une réflexion avant de les ré ouvrir doucement. « J'ai pas eu le choix » Il n’exprimais absolument aucune peine dans son regard. A vrai dire, Lincoln n’exprimais aucune émotion se contentant de plonger ses yeux dans ceux de la jeune femme. Il était si différent depuis la dernière fois. Tout chez Lincoln était si différent a commencer par son physique et son faciès.

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Arielle Campbell

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MessageSujet: Re: Blackbird [Linrielle] Sam 7 Nov 2015 - 6:00







Blackbird
ft. Lincoln J. Knowles


(c) Nyyx | Never Utopia
Une lueur rougeâtre sous la capuche éclaire un visage de mort,un visage émacié par le manque de nourriture, par l'absence de vie, de lumière aux creux de ces yeux semblables aux orbites d'un crâne. Le personnage m'effraye, je sens ma chair frissonner, la pilosité sur mes bras, au creux de mes reins s'élever doucement. Qui est cet homme face à moi ?  Ce n'est plus l'homme que j'ai connu, cet humain au sourire doux et aux yeux pétillants, cette personne qui m'a protégé un long moment, à qui je dois la vie, à qui j'en veux toujours d'être parti.
Le phare de sa moto, cette lumière blanche, vive dépeins  une silhouette étrange, effrayante, comme si la faucheuse elle même était face à moi, comme si la mort avait déjà enlacé cet homme, lui offrais une étreinte douce l'attirant lentement à lui. Qu'était il donc advenu à cet homme ? Lors de notre dernière rencontre, il cherchais sa femme, son fils, sa famille. Je n'avais pu que le comprendre, qu'accepter son choix de disparaître pour rejoindre ceux qu'il aimait, mais je lui en avait également voulu de m'abandonner, voulu de ne pas nous emmener avec lui, j'étais une enfant, une idiote, une pauvre fille qui avait cru un instant avoir trouvé une personne qui l'appréciais, qui pourrait la protéger, la soutenir. Il n'était rien de tout cela au final.

Une grille les séparaient. Autant dire une vie, un mur, une éternité. Ils étaient devenue si différent, elle si pleine de vie, si proche de reprendre espoir,lui comme détruit par la vie. Comme un cadavre prêt à devenir poussière. Un pas les rapproches, un regard, les prunelles se rencontrent, se cherchent, se défient.  Une main glisse sur la grille,  une main squelettique aux jointures apparentes, blanchies, sa main ? Je vois ses doigts enlacé la grille, passé vers moi. Recherche t il une présence ? Une amie ? Je l'écoute, mes yeux dans les siens, sa voix rauque s'élevant dans les airs. Il cherche à comprendre, à parler. Sait il seulement ce qu'il dit ? Il parle de choix, mais quel choix est ce ? La vie ou la mort ? Sa vie ou celle d'un autre ? Je laisse ma main effleurer ses doigts, lui chercher un contact, lui donner un peu de ma présence. Il prononce des noms. Deux noms qui ne peuvent être que ceux de sa famille, ceux de sa femme, de son fils. Je comprend en une seconde l'idée qu'il cherche à exprimer. La mort de sa famille, la mort qu'il à dû leur offrir eux qui ont subit le châtiment de la non mort.

Ma gorge se noue en l'idée, mon cœur se serre, moi qui sais ce que cela est d'avoir à tuer une personne que l'on aime, j'ai tué mes sœurs, je les aient achevée, je sais le genre de douleur que cela peut créer dans le cœur d'une personne. Perdu dans ces tristes souvenirs, dans la contemplation de cet homme que j'avais appris à apprécier, à respecter, je me demandais ce qu'il avait vu qui l'avait tant détruit. Un corps ? Ou un rôdeur auquel il du offrir le salut. Qu'importe au final, l'un ou l'autre est aussi traumatisant pour un parent, pour un mari, pour une sœur. Cherchant que lui dire, les mots coincés au fond de ma gorge, je sens les larmes monter à mes yeux quand le grognement sourd de ces choses ce fait entendre. Un grognement léger d'abord, mais qui se rapprochait, des gémissement, des chuintements. Ils avaient repéré l'homme face à la grille, sa moto et le bruit de son moteur à l'arrivée, ma voix traversant la nuit et ils avaient faim. Terriblement faim à l'idée de pouvoir enfin dévorer un être vivant, un être de chair et de sang qui laissera à leur corps putride l'impression un instant à peine que la vie les rejoins, qu'ils obtiendrons cette chose qu'ils n'ont plus et qu'ils désirent tellement.

Un hoquettement de terreur me prend. Saura t il se défendre vu son état ? Combien sont ils ? Ou sont ils, ces démons perdus dans les ténèbres ? Il me faut ouvrir la porte, vite, je dois le sauver, je dois l'amener à l’intérieur comme il m'a sauvé il y a des mois de cela. Mais le temps de trouver comment ouvrir cette porte, la mort s'approchait déjà de lui, les bras dents, la bouche ouverte comme pour avaler son âme.

« Lincoln ! Derrière toi ! »

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Otis L. Harper

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MessageSujet: Re: Blackbird [Linrielle] Lun 9 Nov 2015 - 15:34


La rousse laissait sa main glisser lentement le long du grillage approchant lentement des doigts resserrés de Lincoln. Le front contre celui-ci baissant la tête en direction du sol. Lincoln ne lui laissait qu’une vue sur le sommet de sa capuche marine. Un léger mouvement de recul s’emparant de son corps lorsqu’il sentit ses doigts essayer de s’enrouler avec difficultés autour des siens a travers le grillage. Un pas en arrière restant le bras tendu contre le grillage. Les doigts toujours refermés sur les mailles d’acier de celui-ci portant alors la cigarette a ses lèvres. Une nouvelle fois la combustion du tabac à l’intérieur de la cigarette industrielle laissait s’insuffler la fumée à l’intérieur de ses bronches. Le biker expirait alors lentement laissant la fumée s’échappée par ses narines en relevant la tête. Les yeux se posant sur Arielle éclairée par la pleine lune face à lui. Il essayait de détailler chacune des paries de son visage comme pour essayer de se rappeler de la femme qu’il avait connu il y a quelques temps. Cette demoiselle qu’il avait réussi à extirper des griffes des mordeurs. Il essayait. Il essayait de toutes ses forces d’exprimer la moindre émotion. Il n’y avait qu’impassibilité et froideur sur son visage laissant ses doigts glisser le long du grillage pour revenir s’enfoncer à l’intérieur de sa poche. Un hoquettent de terreur s’échappant de sa bouche. Les souvenirs de leur première rencontre remontant alors lentement a son esprit. Il entendait les grognements derrière lui restant immobile à quelques mètres du grillage. Les mains s’enfonçant toujours plus profondément dans les poches ne cessant de fixer la prison s’étendant devant lui avec un sourire au coin des lèvres. La cigarette se consumant lentement. Il ne bougeait pas d’un centimètre écoutant les pas des morts sur les graviers. Les râles et les grognements s’approcher de lui alors que la rousse essayait difficile de trouver la solution pour ouvrir cette gigantesque porte. Il remontait lentement et discrètement la main vers le manche de son couteau accrocher à sa ceinture posant alors ses yeux sur Arielle. Lincoln n’avait pas bougé d’un seul centimètre depuis qu’elle l’avait prévenu du danger imminent. Il laissait son cou craquer sur la gauche puis sur la droite de son corps. Lincoln la fixait immobile, impassible alors que la jeune femme était complètement paniquée.

Il extirpait la lame de son fourreau en cuir dans un bruit de frottement. Un demi tour sur place attrapant le mordeur par la gorge plantant sa lame a plusieurs reprises dans son crâne. Le sang lui giclant avec violence au visage alors qu’il se ruait ivre de rage en direction d’une seconde créature dont il brisait le genou d’un coup de pied. Elle s’écroulait sur une jambe claquant des dents. Une main saisissant l’arrière de son crâne pour lui relever le visage. La lame s’insérant avec lenteur mais violence au beau milieu de son front. Le sang coulant en abondance de ce rôdeur tout fraîchement transformé. Lincoln laissait tomber et accompagnait le cadavre inerte au sol se saisissant alors d’une lourde pierre. Il approchait d’un cadavre. Un pas violent se lisait dans ses mouvements brandissant la pierre. La violence de l’impact projetant la créature au sol sur le coté alors qu’il se penchait au dessus d’elle pour lui exploser le crâne. La violence et la colère s’emparant de cet homme qu’elle avait connu si doux et tendre. Le sang giclait a profusion sur ses vêtements alors qu’il laisser entendre des grognements de rage. Un grognement similaire a celui des créatures qui essayait d’en faire un festin. Une main venant se poser sur son bras lui laissant échapper de violent jurons attrapant le rôdeur par des vêtements et le projetant contre le grillage. Les larmes lui coulaient sur les joues alors qu’il projetait a nouveau la créature contre le grillage dans un impressionnant bruit métallique qui ne manquerait pas d’alerter de nouveaux survivants. Lincoln pleurait sa rage, son désespoir et sa colère agrippant l’arrière du crâne de la créature qu’il enfonçait avec rage sur un des piquets protégeant l’entrée de la prison. Il n’attendait pas que ces créatures se jettent sur lui arrachant le couteau de la tête du cadavre à ses pieds. Une dernière créature approchant en claquant des dents. Un dernier marcheur à quelques mètres de lui vers qui il prit son élan avant de planter sa lame avec rage dans la tempe du monstre le laissant s’écrouler dans un horrible bruit de craquement d’os. La main retirant la capuche de sa tête laissant apparaître ses cheveux ayant bien besoin d’être rafraîchis tout comme son épaisse barbe. La respiration saccadée se retournant vers Arielle. Les grognements provenant encore de la lisière du bois dans son dos. La main se portant à l’arrière de sa veste pour en sortir son arme de poing.
Debout immobile fixant celle-ci se reflétant dans la lumière de la lune. Un petit rire s’échappant de sa gorge, les yeux se reposant une nouvelle fois sur la rousse de l’autre coté du grillage. Les larmes lui coulaient le long des joues. Elles étaient clairement visibles sur son visage. La main tremblante enlevant le cran de sécurité d’un mouvement du pouce relevant la tête vers Arielle. « Excuse-moi » dit-il en se retournant. Les yeux toujours rivés sur l’arme scintillante dans l’obscurité. Le bras commençant à se lever lentement. Il finit par tendre son bras à la verticale du sol enfonçant l’arme dans la bouche d’un rôdeur agitant ses bras pour l’attraper. Le doigt pressant la détente dans une énorme détonation déchirant le ciel.

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Arielle Campbell

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MessageSujet: Re: Blackbird [Linrielle] Lun 9 Nov 2015 - 17:00







Blackbird
ft. Lincoln J. Knowles


(c) Nyyx | Never Utopia
Un instant. Un bref instant, une seconde tout au plus durant laquelle mes doigts effleurèrent les siens, durant lesquels, je ressenti la maigreur de la phalange, le froid de ceux ci, comme si il était la mort incarnée, venue me chercher sous les traits d'un homme auprès duquel elle savais que j'aurai le plus grand mal à dire non. Auprès duquel elle savais que j'ouvrirais ces putains de grilles pour le sauver, pour me sauver. Qu'avait il donc traversé durant tout ce temps dehors ? Qu'était il advenu après notre séparation ?
La cigarette rougit de nouveau, un rouge écarlate, brillant brûlant. Est ce la seule chose qui le maintiens en vie ? Comme une bouteille d'oxygène ? Je ne sais pas. Peut être vais je me réveiller comme d'habitude, perturbée par un rêve de plus d'une personne venue hanté ma vie,une personne de plus pour qui j'aurai le remord de l'abandon ? Une seconde. C'est le temps écoulé avant qu'il ne fuis, qu'il ai ce pas de recul comme un enfant ayant peur d'un coup, comme une jeune fille pudique et chaste face aux avance prononcés d'un homme qui la désire et ne sais comment s'exprimer. Une seconde pour le réconforter. Pour lui offrir un peu de compréhension, un peu de...de quoi en fait ? Pitié, compassion, douceur, gentillesse, tristesse, désarroi, douleur ?

Ma main se retire, comme brûlée par cette cigarette se consumant dans la nuit, diffusant ses arômes de tabac que je hais tant, laissant s'élever dans les airs une vapeur toxique, infâme. La peur à saisi mon cœur en un battement j'étais effrayé, saisi comme un animal sauvage bondissant au moindre bruit, sursautant à la moindre nouveauté dans son environnement. Son regard m'enjoint, me touche, m'examine comme si il me disséquais, comme si il cherchais à voir au travers moi, à comprendre qui je suis, ce que je suis. Mais rien en transparaissait. Rien ne venait à me faire savoir, à me faire comprendre qu'il avait saisi. Qu'il comprenait le monde l'entourant. Il était un fou dans un monde de fou, sa réalité avait rejoint celle de ce monde pour quitter celle des vivants , celle des survivants. Un coup de folie ? Un choque violent ? Ce ne pouvait être que cela. J'avais été dans le médical, je connaissais cela sur les animaux et savait que cela pouvait enjoindre les humains. Je ne pouvais expliquer cela qu'ainsi, me rassurer qu'ainsi. Décidé à ouvrir cette porte, à le faire entrer pour le soigner de ce, choc ? Je tâtonne, je m'énerve quelque peu sur cette satanée porte refusant de s'ouvrir alors que les rôdeurs approchent de mon ami, alors que j’entends leurs cordes vocal pourrissante vibrer en un gargouillement immonde, en un grognement gutturale, animal. Sera t il apte à se battre ? A défendre sa vie dans cet état ? Ou se laissera t il simplement dévorer vif sous mon regard, répétant qu'il s'excuse, qu'il est désolé, qu'il ne désirait pas cela ? Je ne veux pas prendre ce risque, je ne veux pas voir une personne de plus se faire dévorer sous mon regard alors que j'aurai pu faire quelque chose. La panique m'enserre, m'opprime, m'asphyxie, j'ai envie de crier, mais cela en attirerai plus encore et les premiers d'entre eux sont déjà sur lui.

Un couteau apparut dans la main de l'homme au regard de mort, comme si il était apparu formé par la nuit elle même. Il se battait avec violence, rage, joie. Comme si cette violence sortant de ses mains l'apaisait, comme si elle était salvatrice à son mal être. Il prenait plaisir à offrir la mort à ces gens, je le voyais et en restait presque stupide, coi. Avait il besoin de mon aide finalement ? Avait il besoin d'être sauvé de la mort ? Bien évidemment que oui, bien évidemment qu'il avait besoin que je l'aide et ce ne fut qu’après un âpre combat que je parvins à enlever ce loquet merdique, rouillé, de la porte et à enfin sortir. Oui, il ne rentrait pas, je sortais, je sortais pour le rencontrer, je sortais parce qu'il ne rentrerais pas si je n'allais pas le chercher dans cet enfer de mort. Sa capuche à glissée de son crâne dévoilant à mon regard ses cheveux blond, sales, emmêlés. Son visage se tourne lentement vers moi ruisselant de larmes. Tristesse ? Douleur ? Quoi d'autre ? Qu'est ce que je ne comprend pas ? Pourquoi je ne comprend pas ? Une excuse de plus, un coup de feu de tiré et les rodeurs qui approchent de plus en plus. Leurs grognements provenant de la foret toute prêt. Quelques uns continuant de s'approcher, de grogner de tendre vers nous leur doigts immonde. Une enfant avance, les cheveux tel des baguettes immondes, englués, visqueuse, sa peau grisâtre, ses yeux rougis. Par la mort. Un tir. Un seul de ma part alors qu'elle s'approchait un peu trop prêt de cet homme à la moto et des larmes, oui des larmes qui coulent sur mon visage comme sur le sien.

« Viens avec moi. On dois se mettre à l'abri. S'il te plait. »

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Otis L. Harper

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MessageSujet: Re: Blackbird [Linrielle] Mer 11 Nov 2015 - 13:01


Une seconde détonation déchait le ciel nocturne aux abords de la prison. Le claquement de l’arme résonnant en échos parmi les arbres bordant les grillages. Le silence de la nuit s’étant rompus depuis déjà si longtemps. Le corps d’une petite fille s’écroulant au sol dans horrible son. Les os se brisant dans de secs claquements au contact du sol. Dans l’obscurité, les inquiètent râles gutturaux des mordeurs déchiraient le silence. Le bruit sec des branches se brisant a leur approche se rependant parmi les arbres. Le corps d’un rôdeur gisant à ses pieds, Lincoln dévisageait la créature. Il brandissait son arme en direction du visage de la créature scrutant son visage dans l’obscurité. L’homme qu’il était dans le passé ressemblait comme deux gouttes d’eau à Lincoln. Une pilosité faciale abîmée par la mort mais encore difficilement apparente après l’explosion de sa mâchoire par le coup de feu. Les orbites oculaires du mordeur profondément creusées par la mort ne laissant apparaître qu’une paire d’yeux jaune injectés de pus. Les cheveux blonds devenus visqueux et recouvert de substances noires plaqués vers l’arrière par tout cet amas de jus corporel. Il penchait la tête observant la chemise a carreaux déchirée par-dessus un jean noir trop ample pour la créature. Les yeux perçant scrutant la créature une nouvelle fois. La voix de la rousse s’élevant dans son dos. Elle le suppliait presque. La tristesse et les larmes s’entendant dans sa voix alors qu’il ne bougeait pas d’un seul centimètre fixant son reflet mortifié à ses pieds.

Les yeux se fermant avec violence posant le front contre son arme, la bouche de celle-ci dirigée vers la cime des arbres. Il fermait les yeux avec violence essayant de chasser d’horribles images de son esprit. Cette impression d’avoir son propre sang sur les mains ressentant le sang bien réel coulant le long de sa peau vers le sol. L’arme se brandissant de nouveau en direction du mordeur a ses pieds vivant l’emplacement du cœur. Il pressait la détente transperçant la créature déjà morte se retournant vers Arielle. Les larmes lui coulant toujours sur les joues mais son regard ayant perdu la moindre lueur d’émotion a nouveau. Il n’y avait plus une trace de l’immense colère qu’il avait ressentie il y a quelques moments de cela. La rage et la tristesse s’étant éteint à l’intérieur de ses yeux brandissant alors son arme en direction de la rousse. Il pointait le canon de celle-ci en direction de son front. « Qui je suis ? » dit-il alors en observant la jeune femme. « Qui je suis, bordel ! » répétait-il avec plus de violence dans sa voix. La main tremblante brandissant son arme de poing en direction du front de la jeune femme. « Laisse moi... Dégage ! » Marmonnait-il dans des propos complètement incohérent détournant la tête comme pour échapper a un regard. Le bras s’agitant dans un grand mouvement pour se dégager de quelque chose avant de pousser dans le vide. « Je t’ai dit dégage... T’as rien à faire là, m’oblige pas à faire ça… M’y oblige pas » grommelait-il toujours en prenant mieux son arme en main. Lincoln reculait de plusieurs pas trébuchant lorsqu’il enjambait a reculons le cadavre à ses pieds. Le doigt tremblant prêt a appuyé sur la détente.

Il serrait les dents reculant lentement vers l’obscurité brandissant toujours son arme. Il posait une nouvelle fois ses yeux sur le cadavre à ses pieds. Un léger mouvement de recul s’emparant de son corps. A ses pieds se dressait maintenant le cadavre d’un autre homme. Une imposante morsure au niveau de la gorge laissant un trou béant ayant lui aussi la moitié de sa mâchoire arrachée par l’arme a feu. Une casquette fondue ayant fusionner avec sa boite crânienne décomposée. Son vêtement de garagiste en lambeaux. Les larmes emplissant de nouveau ses yeux s’apercevant qu’il brandissait son arme sur Arielle. Les gestes tremblant s’immobilisant mais restant incapable de baisser son pistolet. Il se bougeait alors brusquement sur sa gauche abattant un nouveau rôdeur approchant dangereusement de la jeune femme. Le crâne explosant en envoyant des morceaux de cervelle s’accrocher dans le grillage. Le bruit lourd du corps s’effondrant contre le grillage. Un nouveau tir. Une nouvelle balle transperçant l’orbite oculaire d’une afro-américaine encore toute fraîche laissant le corps s’écroulant a la renverse.  Les gestes étaient d’une précision extrême et d’un sang froid à faire froid dans le dos. Les claquantes détonations résonnant dans l’air et déchirant l’obscurité abattant un nouveau rôdeur en se dirigeant vers Arielle. La main se refermant sur le poignet d’Arielle, les yeux plongeant dans l’immensité des siens. Lincoln l’empêchait d’utiliser son arme abattant un rôdeur apparaissant dans le dos de la jeune femme.

Sa main se refermait autour de la poignée d’accélérateur ébranlant sa bête d’acier à l’intérieur des grilles. Un bras vers l’arrière abattant un nouveau rôdeur arrêtant subitement son véhicule en observant le grillage se refermer. Le phare éteint. Les bruits de pas ainsi que les lumières lampes torches descendant à toute vitesse en direction des grillages. La lunette d’un fusil scintillant au loin dans le reflet de la pleine lune. Le cliquetis d’une arme se chargeant dans son dos à l’intérieur de l’enceinte. Il tournait alors la tête sur le coté observant l’homme brandir son arme tremblante. Les yeux dévisageant celui-ci alors qu’il lui balbutinait de ne plus bouger d’un seul centimètre. Une femme a moitié hystérique débarquant a sa suite en beuglant pour savoir qui était l’abrutis qui rameuterais la moitié des rôdeur de la région brandissant a son tour une arme de poing au travers du second grillage. L’arme de Lincoln toujours dans sa main baissant la tête pour vérifier le nombre de balle dans son chargeur grognant entre ses dents « Dit à ta grognasse de fermer sa gueule. » enfonçant dans un cliquetis le chargeur dans son 9mm. Il tournait alors lentement sur lui-même brandissant a nouveau son arme de poing devant lui le front de l’homme dans sa ligne de mire. Lincoln serrait une nouvelle fois des dents « J’ai dit demande a ta pute de fermer sa gueule ! » grognant avec plus de hargne a l’encontre de l’homme « DIT LUI DE FERMER SA GRANDE GUEULE OU JE LUI COLLE UNE BALLE » hurlait il subitement en pointant son arme sur la femme hystérique. Un quart de seconde plus tard Lincoln était violement plaquer au sol. Le garde de sécurité dans la tour s’étant réveillé avec la détonation des armes. Son doigt pressant la détente alors qu’on essayait de lui enlever l’arme de sa main. La balle frôlant l’oreille du type avec une casquette de routier essayant de l’immobiliser. L’arme glissant a plus d’une trentaine de centimètres de sa main.

Les mains se refermant autour de la gorge de l’homme. Lincoln grognait en entendant des cris hystériques autour de lui ainsi qu’un bruit de grille que l’on ouvre. Il serrait fermement ses mains autour de la gorge du moustachu commençant à le frapper au niveau du corps pour se dégager de son étreinte. Une bataille acharnée se roulant dans les graviers. Lincoln reprenant l’avantage sur lui se dressant de toute sa taille pour le frapper au visage. La respiration lourde tenant l’homme par le col alors qu’il entendait hurler dans tout les sens autour de lui. Le poing brandit prêt à s'abattre sur son visage avec violence

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Arielle Campbell

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MessageSujet: Re: Blackbird [Linrielle] Mer 11 Nov 2015 - 16:04







Blackbird
ft. Lincoln J. Knowles


(c) Nyyx | Never Utopia
Le corps de l'enfant glisse sur le sol, se brisant, se détruisant lentement sur la terre meuble, tel une poupée de porcelaine ne devant qu'un amas de chair et d'os. Elle me rappelle mes sœurs. Elle me rappelle ce danger au dehors alors même que la totalité de ma vie semblait s’être tellement apaisée, alors que mon esprit oublié doucement que je  vivais au milieu des morts. Leur gargouillis monstrueux , leurs gémissements plaintif se mêlant au bruissement des branches dans le vent. Nous devons nous protéger, nous devons rentrer dans l'enceinte de la prison, sauver nos culs de ces morts qui approche, mais comment amener Lincoln à entrer ? Comment permettre à cet homme torturé, pleurant sur la mort de celui qu'il état de rejoindre un lien sécurisé, un lieu ou il n'aura plus à craindre les morts ou il pourra faire le deuil de cet enfant qu'il semble avoir perdu ?

Mes pensées se bouscule, rapide, idiote. Je ne parviens pas à trouver de réponse à ma question, je n'arrive pas à savoir ce qui se passe autour de moi, ce que je peux faire, je suis tel une enfant impuissante, tel une pauvre fillette implorant un homme de ne pas la blesser, d’être gentil. ET je le fait. Je l'implore. Je pleurs sur lui, le suppliant presque de me rejoindre, lui demandant de se sauver, d'accepter de vivre. Mais mes mots semblent glisser sur lui, rebondir comme si il n'étaient rien, comme si il n'étaient que bribes dans la nuit, inaudibles, intelligible. Les larmes montent à mes yeux, je n'ai pas envie de voir mourir une personne que j'apprécie et pourtant, pourtant lorsqu'il pointe son arme sur moi, lorsqu'il me demande qui il est, je sursaute, laissant les larmes couler sur mes joues comme elles coulent sur les tiennent. Qui est il ? Bonne question. Je ne le connais pas tant que cela, que m'a t il appris au final si ce n'est son nom, le peu de sa vie qu'il a bien voulu partager. La peur me saisi. A t il perdu la tête ? Serait il sur le point de me tuer de sang froid ? Ainsi, bêtement ? Alors que je tente de l'aider ? Je ne veux pas mourir. Je ne veux pas le laisser. Alors je tente, je prend sur moi, je parle entre les sanglots, entre les pleurs.

« Tu es...Lincoln et... »

Pas le temps de finir. Pas le temps d'en dire plus. Il hurle de nouveaux, veut que je le laisse, que je parte, il s'agite, son arme semble tournoyait dans les airs, ses cris déchirent l'air et plus cela va et plus la peur me consume et plus la hargne s'empare de moi. Le laisser. Comme si je pouvais le laisser, comme si j'allais accepter d'abandonner celui qui m'a sauvé, protégé, à la mort. Alors je cri. Je cris comme il cris, car peut etre est ce la seule chose qu'il comprendra, la seule chose qui lui permettra d'aller mieux, d'entendre, de réagir.

« Ta gueule ! Ta gueule putain de merde ! T'es obligé de rien à part de te mettre à l'abri ! T'es obligé de rien si ce n'est survivre pour ceux qui sont mort ! Alors maintenant Lincoln ! Le mécano à la moto, le beau mec qui peut etre aussi gentil de taré tu va baisser ton arme et entrer dans cette putain de prison de merde ! »

Excès de colère ? Sûrement. Peut être, je ne sais plus. La panique me prend, je ne veux pas mourir sous les dents des morts, je ne veux pas me prendre une balle, je veux juste rentrer à la prison avec lui, me dire que j'ai sauvé sa vie comme il a sauvé la mienne il y a des mois de cela.

Choqué, il était choqué, c'était une chose admise depuis longtemps et pourtant tellement perturbante. Un pas de recul, un second. L'avais je réveillé de sa transe ? Étais je enfin parvenu à le faire revenir parmi les vivants, ne serait ce que pour une seconde ? Un coup de feu de plus et je cris, passe mes bras au dessus de mon visage pour me protéger de cette balle que je me crois destiné, mais rien. Ni douleur, ni sang. Un coup d’œil furtif, inquiet et je la vois, cette morte glissant sur le sol après s’être pris une balle dans le crane, laissant voler sa cervelle sur divers parti du grillage de la prison. Il m'avait une fois de plus sauvée. Je ne pouvais pas le laisser crever bêtement et alors même que je commençais à entendre du remue ménage venant la prison elle même, comme si tout ces coups de feux avaient réveillé bon nombre d'habitants, je gardais mon regard fixé sur lui, lui et lui seul, comme si je voulais le confronter à quelque chose. L'obliger à voir ce qui ne pouvais être changer, ce qu'il devait accepter. A savoir rentrer en sécurité. En quelques pas sans prévenir, sans attente, il fut sur moi. Me saisissant le poignet en lequel je tenais mon arme, son regard bleu plongé dans le mien, me faisant frissonner au plus profond de mon être, m'obligeant à me poser la question de la mort une fois de plus et d'un coup de feu qui retentit encore. Était il pour moi ? Non une fois de plus un rôdeur non loin et malgré le coup de feu. Son regard planté dans le mien. La vie repris sur lui ses droits. Et d'un geste rapide, puissant il m'attira jusqu'à la moto me jetant pratiquement dessus, la dirigeant vers l’intérieur de la prison. J'avais réussi. Il allait être en sécurité. On serait tous les deux en sécurité.

La moto se tut, finalement, le phare avec elle, puis les bruits de pas, la lumière des lampes. Je devrais expliquer ce qui venait de se passer. Rick me haïrait d'autant plus, mais j'emmerdais ce connard. Tout allais être pour le mieux. Du moins, le pensais je jusqu'à entendre l'arme de cet idiot de vigile se chargé, sa voix balbutiant dans son immonde moustache de ne plus bouger, de se rendre. J'aurai voulu lui dire de se taire, de garder pour lui ses remarques minable, que je gérais la chose, qu'il n'était qu'un incompétent inapte à tenir son poste mais tout allait trop vite. Les gens arrivaient criaient hurler, énervaient Lincoln comme une bête sauvage dans sa cage que l'on accule encore et encore pour la rendre hystérique en espérant la calmer. Comme si cela avait jamais calmé une bête de l'acculé dans un coin, de la faire se sentir piégé, triste.

Les cris s'accentuèrent, la colère, la rage. Je tentais de me mettre entre Lincoln et eux, je tentais de faire barrage de mon corps, d'attirer son attention, de le calmer.

« Lincoln ! Calme toi, calme toi, ce n'est rien, regarde moi lincoln ! »

Mais rien n'y fait. Rien n'était utile, possible pour le calmer. Et je le compris quand je le vis sauter au coup de notre pauvre vigile. Lorsqu'il se mit à l'étrangler à se battre à chercher à le tuer. Il était hystérique. Il fallait que j'agisse. Alors j'ai agis en lui collant un violent coup de crosse derrière le crane, le laissant tomber inerte sur le corps de l'homme qui avait failli mourir. Laissant les autres s'approcher, m'obligeant à m'expliquer à crier de nouveau, à montrer que j'étais plus que cette petite infirmière de merde qu'ils pensaient tous que j'étais.

Il fallut trois deux hommes pour porter Lincoln. Un de plus pour accompagner le garde jusqu'à l'infirmerie et mon service repris. Soin, piqûre, onguent et autres petites choses. Le garde quitta l'infirmerie bien vite, mais Lincoln. On m'obligea à l'attacher à son lit à barreau, à le mettre dans cette partie de l’infirmerie réservée aux détenus dangereux. Je devrais m'expliquer plus tard, expliquer comment j'ai laissé entrer cet homme, me faire taper sur les doigts sûrement, peut être même jeter dehors. Mais je m'en foutais. J'avais épongé une petite partie de ma dette et c'était le plus important. J'attendais maintenant qu'il s’éveille à nouveau. Qu'il puisse parler, qu'on puisse s'expliquer. Il n'apprécierait pas les liens, mais c'était mieux que de le laisser se faire jeter dehors.

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Rooney A. Grimes

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MessageSujet: Re: Blackbird [Linrielle] Mer 16 Déc 2015 - 16:46

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